Textes anciens

Publié le par guy-joseph feller

 

 Le Docteur Liebault

Le Docteur Liebeault

Apôtre de l’hypnose

(Editions Serpenoise, Metz)

 

« On ne peut point aimer la médecine sans aimer les hommes » Hippocrate a eu raison avant tout le monde : rien ne peut se faire sur l’homme sans que l’homme n’ait donné à l’autre, son frère, son semblable, les clés de son moi profond. D’où l’échec constaté aujourd’hui d’une certaine médecine, celle des "sciences" de l’homme, celle des symptômes sans causes,  celle du diagnostic de laboratoire. Pour avoir compris, dans la lignée d’un Paracelse, que la santé s’inscrit dans l’histoire universelle des rapports de l’homme avec l’univers, le docteur Ambroise-Auguste Liebeault, le guérisseur de Favières (54), devait devenir l’un des plus grands praticiens de l’hypnose à la fin du XIXe siècle. Le « bon et touchant Liebeault », comme l’appelait affectueusement Freud, réussit par cette technique exceptionnelle, qui réussit bien souvent là où les autres thérapeutiques échouent, à guérir plus de 6000 malades. C’est la très belle histoire de ce médecin généraliste, « petit médicastre » mais génie de la médecine, aujourd’hui oublié, que je raconte dans cet ouvrage paru en juin dernier aux Editions Serpenoise de Metz (57). Parce que j’ai vécu dans son ombre, né dans le même village que lui aux confins de la Lorraine, je suis parti à la recherche de ce bienfaiteur de l’humanité, guérisseur hors norme qui soignait ses frères en souffrance par le don de sa voix. Je vous offre cette belle histoire d’amour qui peut faire référence dans cette période de troubles profonds et d’argent-roi. Le Dr Ambroise-Auguste Liebeault soignait ses malades les plus pauvres gratuitement. C’est une sorte d’identification qui donne à mon cinquième ouvrage une forte densité humaine et qui en fait un roman de la vie, dépassant les limites restrictives d’une simple biographie. 

Editions Serpenoise Metz, juin 2003.

Contacts auteur: guy.feller@orange.fr

 

 

Libre enfant de Favières

(L’Harmattan)

 

Le moi est-il haïssable lorsqu'il dit "j'ai aimé ma mère ; j'ai aimé mon père ; j'aime le souvenir qu'ils ont laissé dans ma mémoire". J'ai un demi-siècle aujourd'hui et ne suis pas nostalgique de mon enfance. Elle est là, simplement, fortement, comme l'ombre s'attache au promeneur solitaire. Parfois, elle me devance quand le soleil tourne autour de ma tête pleine de rêves. Un père manouche, fils du ciel, né dans l'Europe des mouvances et des ruptures, une mère paysanne, fille de la terre, née dans l'ombre légère et dans l'or des mirabelliers. Leur rencontre était impensable : l'errant épouse-t-il l'enracinée ? Depuis quand les nuages choisissent-ils l'ancrage ? De cette folle union devaient naître cinq enfants, tous hommes, tous rebelles, tous fous de liberté, tous fiers de leurs origines barbares, tous déglingués d'amours. Ils auraient pu devenir truands dans ce petit village lorrain, Favières, entre champs et bois, entre scieries et écuries, entre immigrés de la première vague et indigènes de première souche. Un vieil instit Freinet, un vieux curé adepte du rouge étoilé... il n'en faudra pas plus pour que la farouche tribu des F. trouve dans ce 'no mans' land' des cultures et des certitudes le terreau de son épanouissement. A l'image des serpents dont je fus un chasseur impénitent, j'ai su avec mes frères trouver la voie royale : celle qui ne va jamais d'un point à un autre sans allonger le plaisir de la ballade. De cabanes en vieux châteaux, de cimetières abandonnés en clairières folles de vierges, j'ai vécu là l'aventure extrême de ceux que l'espérance d'amour rend vulnérables et craintifs, de ceux qui meurentchaque jour de n'avoir personne pour dire la vie... Aujourd'hui je continue à aimer : est-ce méprisable ?

 

 

Ainsi que La République de Longwy, un siècle de faits sociaux (Editions Serpenoise), Le  Pays de  Longwy-Mont-Saint-Martin (Editions Sutton) et  Le Pays de Favières (Edition du Patrimoine).





LES EFFETS MERS
Fable postmoderne


Chapitre 1
Mustafa

 

 - Coxe le coqu'let Fleur de truie, que j'l'endoffe !
 Mustafa eut les foies. La voix  rauque était celle d'un vieux cabot aviné. Le décor était celui d'une fin de monde. Au bout d'une bretelle d'autoroute - ou plutôt d'un périf', car on pouvait apercevoir les lumières de la ville tout au fond -  un triangle de béton-cellulite, avec des capitons de terre sale, des angles morts et d'autres à l'agonie, des trous de béance sordides comme des bâillements de caries dentaires, maculés de graisses de f'oil, paysages d'une maigreur de freux… Triangle sans amour, ravagé par la pelade, l'ennui,  le souffle court des branles nocturnes… 
 Le foie de Mustafa - que tout le monde appellait Moussa - lui remontait dans les talons au fur et à mesure de sa fuite éperdue, folle, dure, cognant dans toutes les ombres de la nuit, dinguant comme une phalène sur des tourbillons de lumières, tapant de faux arbres couchés au sol, tourbillonnant comme un ludion éperdu… Ludion, affreux, noir et maigre et long comme une plume corbéenne. Toton déraciné de son pivot.
 La voix criait dans son dos, revenait vers le côté droit, puis sur le côté gauche, montait tout à coup devant lui comme un spectre. Le cri était partout, à l'assaut de sa terreur, le plaquant aux faîtes de toutes les angoisses. Moussa ne savait pas ce que voulait dire "endoffer" mais le mot avait  quelque chose de cruel, d'infamant, de menaçant… Sûr on en voulait à son cul dont il n'avait pourtant pas une perception très sympathique, s'en servant surtout pour évacuer dans l'urgence d'étronesques puanteurs.
 Mais c'est surtout parce qu'ici, il sentait bien qu'on ne blairait pas les jeunes, qu'on vomissait les bicots, qu'on conchiait prodigieusement les nègres et  qu'on était intarissable sur les histoires de cul,  les vrais et les faux bons coups, les pines de cadichons cévenols, les baises anapurnesques. Intarissables et surtout complètement insatisfaits. Qu'on était prêts à sauter n'importe quoi ; même un troude taupe dans la terre fraîche d'un jardin, sans égard pour la bête à poil et même un nœud d'arbres dans la tête d'un saule têtard.  
 Moussa était jeune, arabe, sans boulot et avait un joli petit cul, bien pendu au bas de son dos.  Pourtant, même pour du fric, il n'était pas question de se faire… "endoffer" ! D'abord parce que ça fait mal (il le savait bien, il avait déjà essayé avec son doigt) et surtout  parce que lui préférait les lémuriennes des calendriers. Celles avec des gros nibes et le trait de craie rouge dans la forêt noire qui est comme le fleuve Uélé dans le ventre mou de la terre africaine. Lémuriennes qu'il appelait aussi dans ses rêves fous les meufines. A seize ans, Moussa, était une fleur du bitume, poussé très vite entre deux pavés comme une herbe sauvage et amère. La génération after Banania dont il ne gardait que le sourire béat  et la subtile naïveté.
 Nègre, arabe, en fuite… un vrai NAF comme on disait au Centre de rééducation où il avait passé la majeure partie de sa jeunesse. Tout pour plaire à la Fliqûre qui chassait le jeune basané avec une conscience professionnelle méritoire. Comme autrefois les brûleurs de bitume amerloques, qui trimaient sur le dur, Moussa avait lui aussi pris les trains de marchandises, les Frêtes,  pour mettre le plus possible de distance entre lui et la baraque de redressement à l'Est du continent où le temps était de Cybérie et les hommes des sauvages au cœur glacé, une zone de férocité galactique, pire encore que les banlieues activistes et subpolaires du nord  du Grand-Paris.
 Car la vie d'un jeune Frougni comme lui était toujours menacée. Parce qu'il était seul, depuis toujours, parce qu'il était beau, parce qu'il était libre, parce qu'il n'avait peur de rien, parce qu'il était Moussa - arabe, nègre, en fuite, le NAF idéal ! -  et que l'on pouvait se payer sur lui des emmerdes de la vie.  Et elle était loin d'être belle la vie dans ce Triangle de plomb, né des torchons gribouillés et des errements psychédéliques d'un gaullo-architecte des années 60. 
 En bordure du périf', c'était une zone de quelques centaines de mètres carrés, solidement tenue par la famille Karouzel, les Karouzes, des enfants du cirque d'origine allemande arrivés un beau matin de fin d'hiver dans ce no man's land où ne s'aventuraient que les désespérés de la vie, les éclopés des Assédic, les assujettis des bastringues de l'administration, les flingués du pompidolisme récurrent.  En un mot : les autres ! Les Ganz-andere ou en putasserie langagière : les Frougnis !
 Un Triangle où se jouaient finalement les grandes orgues des désespérances. Banal. La fin des siècles est toujours morbide. C'estl'instant suprême où l'oncroit que dieu - autrefois on disait les dieux, pour montrer qu'on ne faisait pas dans la demi-mesure -  va être capable de vous faire une petite risette et que des trompettes vont faire écrouler des vieux murs couverts de vieilles treilles. Instant rare et rigolard :  les fins de siècle ne font bander que les cons !  
Moussa invoqua tous les déouss qui lui venaient à l'esprit ; les siens très nombreux et puis celui du Centre, l'Autre avec sa majuscule sur le mur blanc ; mêlant à la pure oraison la prière païenne de tous ceux qui ont soif, de tous ceux qui ont faim, de tous ceux qui agonisent, de tous ceux qui sont prisonniers, de tous ceux que la vie a blackboulés comme des poissons crevés, de ceux qui puent de la gueule, de ceux qui sentent du ventre, de ceux qui pissent le sang, de ceux qui ont des tronches d'apocalypse…
Moussa crevait au fur et à mesure de sa fuite de hanneton.
 - Ach, Gredel, sei brav'… coxe-le moi ! On va t'l'l'empapaouter  de première cette grande lope noire ! Donnerwetter !
Moussa entendit des bruits de galoche dans des chemins creusés des milliers de pieds des travailleurs clanduches, des cataclopes de chevaux sauvages, sans civilisation équestre, sans écuries normandes et sut que c'était la chasse qu'on lui faisait. Il savait que l'English donnait ainsi souvent de son horse hennissant contre le fox à l'esprit malin. Il se rappelait une image de chasse à courre avec des chevaux si étirés qu'on aurait dit qu'ils couraient sur leur panse. Alors il se mit à crier dans sa tête prête à exploser : "J'veux pas être un fox soumis à ces teutons barbaresques" …

A suivre si vous le voulez bien.





 Les dingos dindons 

loufoquerie en quelques actes et un tableau final

PROLOGUE

 

La scène est parfaitement vide. Silencieuse. Faiblement éclairée. Le rideau est tiré. On entend tout à coup un roulement de tambour et un pas d’homme. Les « râ » du tambour et les pas de l’homme se rapprochent. On entend aussi une quinte de toux, ou plutôt  quelqu’un qui se racle la gorge. Puis les pas sont très proches. Soudain apparaît sur la scène, côté jardin, un vieil homme déguisé en garde-champêtre/appariteur d’autrefois, avec un costume sombre chiffonné et une casquette. Il porte de belles bacchantes et un tambour de ville autour du cou. Il va vers le devant de la scène, face au public, en plein lumière. Il se passe la main sur les moustaches. Sort un papier de sa poche et fait son métier d’appariteur après avoir exécuté quelques roulements brefs :

 

L’APPARITEUR

 

« Avis à la population théâtreuse ! 

« Ce que vous allez voir et entendre ce soir n’a aucun lien avec la réa… (il bafouille)  avec la « réalité !… Tous ceusses qui voudraient y  remarquer des personnages qui ressembleraient à « des hommes politiques bien connus, i’ seraient dans l’erreur, moi j’vous le dis ! L’auteur qui« souhaite conserver l’anonymat me fait dire aussi qu’il n’avait en écrivant cette pièce qu’une « seule envie : celle de vous faire rire !  (il tousse dans un mouchoir à carreau sorti de sa « poche)… merde, v’là t’y pas qu’j’vais me faire une anzine à c’t heure !… »

« Attendez :! C’est point  fini !  Je vous annonce que Koke… heu… Kokeri… heu… rikiki… « tiendra une permanence aux heures d’ouverture de la mairie… I’répondra à toutes les « questions que vous voudriez bien lui poser sur les zélections présidentielles qui ont lieu « un dimanche prochain ».

« Une fois, élu, il me fait dire encore qu’il guérira des écrouelles tous les malades le « vendredi Saint en son Palais de l’Elysée. Qu’on se le dise !… »

 

L’appariteur fait « râ râ râ » avec son tambour et quitte la scène sous les applaudissements nourris du maigre public. Le rideau  essaie de se fermer.   

 

PREMIER ACTE

 

Le décor est celui d’une anti-chambre. La scène est à Paris, France.

 

KOKERIKIKI (tout seul en scène, il fait la roue. C’est le début du jour)

Je suis le plus beau ! Le plus grand ! Le plus

 

Il coquerique puis s’interrompt. Entre un minuscule personnage avec une sacoche noir.

PHIL OXERA

Hei kukelei Kokerikiki (à part lui) t’es aussi le plus kong Kokerikiki !

 

Kokerikiki  fait semblant de n’avoir rien entendu :

 

KOKERIKIKI

Qui es-tu toi, enflé de panade ?

 

PHIL OXERA

De profession, je suis un authentique spin doctor, autrement dit en français un  docteur miracle, mais moi je préfère me dire Imagier de Prince !

 

KOKERIKIKI (étonné)

Un imagier de quoi ?

 

PHIL OXERA

Un Imagier ! Un faiseur d’images, quoi ! Diantre dans quel bled me suis-je paumé ? Voilà … je suis comme qui dirait l’homme que l’on appelle quand tout fout le camp ! Comme qui dirait le raccommodeur de glace sans tain !

 

KOKERIKIKI

Et dis-moi ton nom, glacier déteint !

 

PHIL OXERA

Phil Oxera ! de père pinot blanc et de mère merlot !  Issu de la première goutte ! Mâturé sur lit. Vendangé tardivement. Franc dès l’entrée en bouche !Riche dans la cuisse !

 

KOKERIKIKI (à l’adresse des coulisses et à voix basse)

Fais-moi une recherche sur un certain Phil Oxera ? Mais non pas dans le Larousse des vins, triple buse ! Ni dans le Gault et Millau ! Dans les fichiers de ceux qui paient l’impôt sur la fortune si tu veux !    

 

KOKERIKIKI

Et que fais-tu là, si grand matin,  à la cour du Prince Pataud, spin quelque chose ?

 

PHIL OXERA

Spin doctor, please ! Je viens réparer les dommage causés par l’usure du temps ! On lui cherche des poux dans la tonsure, à votre Prince Pataud,  et moi j’arrive pour lui trouver la bonne idée qui le fera, hop là  !…  rebondir !  (il saute comme un kangourou) Rebondir, hop là !

 

KOKERIKIKI (à part lui)

Sans m’en avoir informé, l’ingrat ! L’ingrat double même ! Les bonnes idées, c’est moi qui les ai d’habitude ! Qui m’a foutu un nigaud pareil ! Je vais te le cuisiner aux petits oignons mouais ! Te le rissoler ! Te l’ébouillanter ! Te l’abraser! Te le… façon puzzle ! Tiens à côté, les Tontons Flingueurs, ce sera de la petite bibine !

 

Entre une  soubrette, bien jeunette.

 

LA SOUBRETTE (à l’adresse de Kokerikiki)

Le Prince Pataud va vous recevoir dans un instant. Il en est à ses grands besoins matutinaux auxquels n’assistent que ses vrais thuriféraires !

 

KOKERIKIKI (à Phil Oxera)

T’as vu comment elle nous cause celle-là !

 

LA SOUBRETTE

Je suis Hémoroïde, fille du Prince de sang, monsieur le sous-secrétaire d’état à l’intérieur ! Je ne cause pas, sous-ministre Kokerikiki, je vous entretiens ; la cause est entendue : vous n’êtes qu’un olibrius à peine dégrossi ! D’ailleurs mon père le Prince Pataud le ditsouvent : ce sous-ministre avec sa gueule de cocker battu me bat les couilles !  Parfois il récidive et me rebat donc les couilles ! Et encore…

 

Kokerikiki se met à coqueriquer comme un vrai gallinacé de basse cour !  

 

KOKERIKIKI (en colère)

Halte là soubrette ! Je… Comme elle nous cause, Phil  Oxera, comme elle nous cause !

 

LA SOUBRETTE

Vous êtes un Jean Foutre, Kokerikiki !

 

KOKERIKIKI

Hémoroïde , je…

 

LA SOUBRETTE

Shut up ! Face de niais…

 

KOKERIKIKI

Je me plaindrais à votre père, Hémo…

 

LA SOUBRETTE

Justement, le voilà !…

 

Entre un être bizarre. De taille moyenne, bien enveloppé, bossu et bigle. Habillé d’une immense couverture de cheval, coiffé d’un bonnet de nuit en coton blanc. Entouré de quelques conseillers courbés et s’agitant comme des papillons autour d’une lampe.

 

UN CONSEILLER

Oh ! Prince ne prenez pas froid !  Oh ! Prince faites attention ; vous avez la gorge si fragile !

 

UN AUTRE CONSEILLER

Votre organe Prince ! Faites attention à votre organe !

 

Le Prince s’avance, comme un monument historique un jour de patrimoine. Il représente la France.

 

UN TROISIEME CONSEILLER

Rappelez-vous : vous êtes la France !

 

LE PRINCE PATAUD (au public)

Bonjour à vous mes chers concitoyens !

 

UN CONSEILLER

C’est l’autre !…

 

PRINCE PATAUD 

Quoi c’est l’autre ?

 

LE CONSEILLER

C’est le Grand qui dit… «  mes chers concitoyens » !

 

LE PRINCE

Mais c’est acadabrantesque, ça ! si je ne peux plus parler comme je veux !

 

LE CONSEILLER

Ça aussi, c’est lui ! Aca…dara…acabranta… enfin, ce que vous venez de dire !

 

LE PRINCE (il réfléchit)

Faut que je trouve une idée ! Sinon, je suis recuit comme si j’avais passé tout l’été dans une maison de retraite de mon beau pays de France sans avoir bu un seul verre d’eau ou aux urgences d’un hôpital d’une petite ville de la Creuse du sud. M’faut une idée, bon diou de bite de chamois  comme on dit en Charente-Poitou !

 

LE CONSEILLER (obséquieux)

On va vous aider Prince, on est payé pour ça !

 

UN AUTRE CONSEILLER

En plus, on est tout dévoué…

 

LE PRINCE

C’est justement ! C’est votre lèche qui m’empêche d’y voir clair !  

 

A suivre...si vous le voulez bien







 


 


 

 




 





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