Maison d'édition citoyenne

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Association : PAROLES DE LORRAINS, EDITIONS.
Activité(s) : Culture, pratiques d'activités artistiques, culturelles / Information communication
Localisation : Meurthe-et-Moselle (LORRAINE)
Déclaration à la sous-préfecture de Briey. PAROLES DE LORRAINS, EDITIONS. No de parution : 20060034. Objet : création, édition, diffusion d’ouvrages littéraires, de témoignages et d’essais de toutes natures, ainsi que création dramatique ou artistique ; Paroles de Lorrains interviendra également dans le domaine de la communication et de la recherche de partenaires pour mettre sur pied des projets collectifs ou individuels. Siège social : 6, rue de la Frontière, 54730 Saint-Pancré – Buré-la-Ville. Date de la déclaration : 5 juin 2006.

Contacts : présidente de l'association : Denise Feller ; éditeur : Guy-Joseph Feller, 6, rue de la Frontière 54730 Saint-Pancré ; animateur culturel : Boris Maxant. Téléphone : 03 82 26 78 96/03 82 23 75 27 ; 06 28 81 73 23. Vice-président : Dominique Da Costa : 03 82 25 33 50. Paroledelorrain@orange.fr Parolesdelorrains@aliceadsl.fr



Guy Feller
: le fouille-mots !


Guy Feller, ancien journaliste pendant plus de trente ans à Longwy (54), a choisi de vivre sans contrainte son plaisir d’écrire. Romancier, essayiste, poète à ses heures, il est aussi devenu grâce à sa première pièce,
Debout Les damnées de la terre, un bel hommage à Louise Michel à l’occasion du centième anniversaire de sa mort (1905), écrivain de théâtre. Ses thèmes de prédilection prennent leurs racines dans le terreau de cette terre de Longwy qui fut si rebelle, si insoumise et si intransigeante sur la dignité de l’homme. 

Bibliographie :

Œuvres récentes : Les Carambars de la récré dans la collection Histoire de vie chez l’Harmattan. (Un livre-témoignage sur l’Ecole Freinet) ; Longwy, L'Ecorchée vive (Editions Serpenoise) ; Debout les damnées de la terre (théâtre © SACD) ; Colère rouge (Editions Paroles de Lorrains).

Inédits : Blondes corbeaux, (thriller) ;  Qui a tué le Vieux musicien (policier) ; Opéra Mouche (Théâtre, lecture à deux voix), Les Effets Mers (thriller social) ; Colère rouge (théâtre)

Contacts : guy.feller@orange.fr

Chroniques de la Colère ordinaire

hommage à un militant

 
Pas évident de vendre des livres en cette périoide de vaches maigres.. Entre 20 et 25 euros pour un bouquin, c'est  évidemment assez cher mais il ne faut pourtant pas baisser les bras et trouver d'autres moyens pour activer la diffusion sans pour autant bouder la voie traditionnelle, celle des commerçants spécialistes du livre. Colère rouge, le huitième livre de G.Feller est sorti chez Paroles de Lorrains en octobre dernier. Il rend hommage à une belle figure du syndicalisme et du militantisme politique et syndical, Marcel Donati (notre photo après une interview à Antenne 2) Avec plus de 300 pages et 100 photos, c'est un livre conséquent réalisé "à l'ancienne" dans une petite entreprise de Longlaville, l'imprimerie Lorge, à la frontière franco-luxembourgeoise. On peut l'acquérir contre 24 euros (TTC, frais de port compris) à Paroles de Lorrains, 6, rue de la Frontrière 54730 Saint-Pancré ou par internet à Paroledelorrain@orange.fr. Le livre est en dépôt dans les librairies de Longwy, Villerupt, Longuyon, Metz, Nancy, Verdun, Neufchâteau.

G.F

COLERE ROUGE, C'EST AUSSI UNE BIERE
Colère rouge, c'est aussi une Bière fabriquée avec amour et savoir-faire  à Mont-Saint-Martin dans le Pays de Longwy (54) par un  brasseur moustachu (c'est lui qui tient le drapeau) et fou de son art. La bière est... très goûteuse, de fermentation haute pour les spécialistes, capable de faire la pige aux meilleures pils allemandes ou belges. Contact : marc.feller@wanadoo.fr



 

 

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Vendredi 20 juin 2008 5 20 /06 /Juin /2008 11:08

Paroles de lorrains éditent

Pour nous aider à développer nos activités, nous vous invitons à nous rejoindre en achetant nos ouvrages à prix "adhérents" :

Livres déjà publiés en promotion :

 Ni con ni salaud de Falcetta, militant communiste (10 euros au lieu de 20) ;

Colère rouge, de GJ Feller, une livre témoignage sur Marcel Donati, militant et poète ouvrier.   (15 euros au lieu de 25) ;

 

Rousses ou el bournous  (15 euros au lieu de 18) ;  une prof de Borny raconte la vie de son père ouvrier sidérurgiste, d’origine kabyle.

 

Livres nouveaux en souscription :

 La Gauche du Père, de Dominique Da Costa,

Une enquête qui aura demandé deux ans de travail sur la présence et l’influence de la religion en milieu ouvrier, avec de nombreux témoignages, interviews, anecdotes, documents iconographiques, etc. Plus de 300 pages. Préface de François Roth (spécialiste de l’histoire lorraine) Un livre exceptionnel qui fera date tant par le sujet que par le sérieux du travail de recherches.  Sortie à Pâques 2008.

En souscription : 20 au lieu de 22.

 Lumières sur la ville, de collectif (R.Bardelli, F.Montebello, L. Kasprowicz.)

Le cinéma en milieu ouvrier, les vedettes connues et moins connues du cinéma en Lorraine, des faits et des anecdotes sur les 50 ans du Ciné-club du Pays-haut.   240 pages, documents n & b, couleurs. Une aide précieuse apportée à une association parmi les plus anciennes et les plus dynamiques du Pays-haut. Sortie fin avril 2008, 

En souscription : 15 euros au lieu de 20.

 Les bonheurs  du Gaillot, de Jean Sucquet

Un livre/ docu remarquable écrit par un jeune homme de 85 ans sur la vie de son petit village entre les deux guerres. Se lit comme un roman de la vie. Nombreux documents anciens. 360 pages. Un exemple de partenariat avec l’association des Vieux métiers d’Azannes. Sortie fin avril 2008.

En souscription : 20  au lieu de 22.

 Frais d’envoi en sus : 3 euros pour un ouvrage.  5 euros pour deux,  6  euros pour trois ou quatre et pour l’étranger. Ou dépôts gratuits sur Longwy pour plusieurs exemplaires.

DERNIERE MINUTE

Une souscription exceptionnelle est lancée pour l’ouvrage Cœurs de gaufres de Guy-Joseph Feller qui vient de se voir attribuer le Prix de la Plume de Vair 2008 et qui sortira chez Paroles de Lorrains, collection Terroirs en mars 2009. 20 euros (franco de port) pour un  tirage spécial numéroté de 1 à 100 et signé de l’auteur. A réserver dès à présent.   

MERCI DE NOUS AIDER. L’ACHAT D’UN OUVRAGE INCLUT L’ADHESION GRATUITE A L’ASSOCIATION.

L’équipe bénévole de Paroles des Lorrains.

 

POUR TOUTES COMMANDES : PDL 6 RUE DE LA FRONTIERE 54730 SAINT PANCRE  Paroledelorrain@orange.fr 

Par guy-joseph feller - Publié dans : actualités
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Vendredi 13 juin 2008 5 13 /06 /Juin /2008 14:22
Le comité de lecture de Paroles de Lorrains lors de la sortie de Rousses ou el bournous le 25 mai dernier devant l'imprimerie Lorgé de Longlaville (54) -Photo Nacer Boudjou.


La petite maison d’éditions Paroles de Lorrains qui est née à Longwy (54) où eurent lieu d’importantes manifestations contre les restructurations dans la sidérurgie (79-84) vient de sortir son quatrième ouvrage dans une nouvelle collection : Itinéraires. Un livre atypique. (sortie juin 2007. Toujours en vente dans les librairies ou auprès de la maison d'éditions)


Rousses ou el bournous

En terre de lorraine

par Laura Tared

C’est l’histoire de Ahmed, militant immigré d’origine algérienne ayant travaillé dans la sidérurgie dans la Vallée des Anges (entre Hagondange et Hayange) racontée par sa fille Laura et son frère tenté par les dérives de l’islamisme. Le livre touchant par beaucoup d’aspects nous fait voyager de la vallée des Anges, terre d’asile et de travail, vers l’Algérie, terre natale, pour un aller-retour teinté d’émotion, d’angoisse mais aussi d’humour. « Entre rousses et bournous… » dit la grand-mère, Jeda… entre "les russes et les musulmans",... la vie avec ses contradictions, ses désillusions mais aussi ses vraies espérances, ses bonheurs partagés. Le récit est vif, moderne, l’écriture est sans fioritures mais intéressante… Laura devenue prof d’histoire, à Borny, a la Lorraine chevillée au corps et tente de se faire une vie (et une raison ?) à l’ombre des hauts fourneaux qui s’éteignent les uns après les autres. Son regard croisé avec celui de son frère Nassim est plein de tendresse et d’une grande humilité. L’écriture est parfois sensuelle, parfois un peu brute, mais toujours sincère et authentique. Le livre nous touche par une sorte d’humanité à fleur de peau, à fleur de rêves. Un beau poème à la vie pour un père militant ouvrier, disparu il y a trois ans… et dont l’absence est un gouffre sans fond ! Prix 18 euros (port compris)

(sortie le vendredi 25 mai 2007)

CONTACTS : D. Feller, présidente de l’association Paroles de Lorrains, 6, rue de la Frontière 54 730 Saint-Pancré. Téléphone : 03 82 26 78 96 ; 06 28 81 73 23. Paroledelorrain@orange.fr

Laura Tared (Photo Nacer Boudjou) a écrit ce Rousses ou El Bournous en y mêlant beaucoup de ses souvernirs personnels. C'est  son premier livre publié. Son livre est publié dans la petite maison d'éditions de Paroles de Lorrains. Le livre est vendu 15 euros (au lieu de 18 euros ;  y ajouter 2 euros de port)

Par guy-joseph feller - Publié dans : actualités
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Vendredi 13 juin 2008 5 13 /06 /Juin /2008 11:48

Je ne sais pas vous mais moi j’aime pas la pipolisation de la création. Quand un homme (ou une femme, on va pas être sectaire) sort un bouquin sans intérêt souvent écrit par un nègre attaché à une maison d’édition, c’est ce que j’appelle de la sous-littérature ou même de l’antilittérature.  Peu me chaut que delanoë ou royal ou sarko ou d’autres se fendent d’un pensum de 300 pages… Par principe actif,  je boude.. Il m’arrive même de planquer la tête des ploucs politiques qui nous gouvernent quand je vais chez mon libraire. Je glisse le sarko sous une pile d’illustres inconnus dont la chétron me plaît ; je planque un delanoë sous une diarrhée de livres de poches en multicolore, j’immerge la royale sous un flot de littérature de gare… Quand le libraire s’aperçoit qu’il lui manque ses sarkos alors qu’il n’en a vendu que deux il devient fou…  « Mais où sont mes sarkos ! » qu’il claironne entre ses travées. Je ris.

 Il m’est arrivé de boycotter une maison de la presse qui avait mis la tête d’icelui en vitrine… Je boude je vous dis…Je vais pas mettre 20 euros pour retrouver les mêmes salades qu’à la téloche ? Lors donc quand un salon se trouve sous « le charme » d’un ou d’une VIP (vi-aïe-pi), j’hésite pas à brocarder sévère le julot… en disant tout haut ce que les lecteurs pensent tout bas : « c’est de la m… » Les livres politiques pipolisés n’ont en ce sens aucun intérêt… et si c’est pour regarder dans la petite culotte des deux C., c’est encore plus nul… J'ai pas envie d'y retrouver le Tout-Paris...

Je n’ai pourtant pas d’a priori sur la littérature… Et je ne me pose pas cette question : qu’est-ce qu’un bon livre ? J’aime que l’auteur me charme, qu’il me fasse redevenir le petit garçon qu’on emmenait par la main pour ouvrir la boîte en bois du bibliobus de l’école. J’aime que l’écrivain  m’étonne… qu’il me fasse dire : bon dieu, cette histoire, j’aurais aimé l’écrire. Comme par exemple cette histoire de Hérisson… de concierge plutôt au charme fou qui en remplissant les vases et vidant les siaux  s’interroge sur la marche du monde. Certes, je trouve le livre trop gros, trop blabla, un peu démago - court, ce fût un chef d’œuvre à l’image d’un Souris et des hommes ou d’un Vieil homme et la mer -…, mais dans l’éprouvante sortie littéraire, il faisait sa petite musique à lui… Singulière et allegretto...

J’aime que l’auteur m’apprenne aussi quelque chose… qu’il me laisse à la fin plus intelligent qu’au moment où j’ai ouvert ses pages. Et puis, et puis…, - le livre est un objet de luxe -… et il doit être beau. On doit le saisir comme on prend un être aimé (homme ou femme) avec respect et tremblement, avec ferveur et humilité… Avant de faire l’amour avec lui, je veux d’abord le caresser longtemps, les yeux fermés… Un livre, c’est un plaisir sensuel… Un livre, du soleil (ou une pluie légère de printemps ou une première neige ou une risée sur la mer), un amour de femme ou d’homme… La bandaison papa, ça n’se commande pas !…

 

Guy-Joseph Feller

Par guy-joseph feller - Publié dans : vos gueules les mouettes
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Jeudi 12 juin 2008 4 12 /06 /Juin /2008 15:16

 Une soirée littéraire aura lieu le vendredi 13 Juin 2008 à 20 h 12 au centre culturel d'Athus (frontière franco-belge) animée par Boris Maxant, animateur culturel de Paroles de Lorrains en présence de l'auteur Dominique Da Costa, auteur de la Gauche du Père et de la plupart de ses témoins. Le débat portera sur le thème du lien entre foi et engagement. Cet échange entre l´auteur, les témoins et le public sera accompagné par des comédien(ne)s qui liront des extraits de La Gauche du Père.
Fruit de deux ans de travail et de recherches, le livre de Dominique Da Costa, La Gauche du Père, vient de
paraître aux Editions Paroles de Lorrains.
La Gauche du Père est un livre d´entretiens émouvants signés par Dominique Da Costa qui retrace
le parcours de 10 personnalités de notre paysage local transfrontalier, tous acteurs du mouvement chrétien social, ouvriers, prêtres-ouvriers, religieuses, militants syndicaux, associatifs, mutualistes ou politiques, avec en fil rouge : la religion en milieu ouvrier.

Vous y retrouverez donc, Mario CAMPANINI, Odette LEFEVRE, Christian TRACHBACH, Soeur MARIE-EDGARD, Gaby KRIER, Antoinette VANOLI, Vélia DI SABATINO, Jean-Paul DURIEUX, Henri AGNES et la mémoire du Père Eliséo MARCHIORI.

Nous souhaitons vous présenter ce livre et nous aurons grand plaisir à vous compter parmi nous lors d´une soirée
culturelle et conviviale : en présence de l´auteur et de la plus part de ses témoins de l´ouvrage.

le vendredi 13 Juin 2008 à partir de 20 h 12 à Centre
Culturel d'Athus (Belgique)

 
N´hésitez pas à y convier ami(e)s et famille.

Par guy-joseph feller - Publié dans : actualités
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Jeudi 12 juin 2008 4 12 /06 /Juin /2008 12:54

souscriptions

 

 

Cœurs de gaufres

de Guy-Joseph Feller

 

PRIX DE LA PLUME DE VAIR 2008


Le troisième volet de la saga des F. après Libre enfant de Favières et Les Carambars de la Récré. Un livre de passions tout autant ludiques que culinaires dans la veine des grands romans populaires. Avec humour comme il l’avait fait dans les deux premiers tomes, l’auteur Guy-Joseph Feller originaire de Favières fait revivre avec humour et sensibilité cette tribu de gamins un peu déjantés, rebelles certes mais surtout à la recherche d’eux-mêmes. Plus de 250 pages. Nombreux documents anciens et d’actualité. Tirage limité et numéroté de 001 à 100 par l'auteur. Sortie au printemps 2009. En souscription 20 euros (franco de port) jusqu’au jour de parution. Chèque à libeller à Paroles de Lorrains. Cet ouvrage a reçu pour sa fraîcheur et la vivacité de son style le Prix de la Plume de Vair 2008.



NOM :                                                               PRENOM :

ADRESSE :

 

VILLE :

 

SOUSCRIPTION POUR CŒUR DE GAUFFRES : 20 euros (franco de port)

 

AU LIEU DE 24 euros (frais compris) à parution.

 

TIRAGE LIMITE ET NUMEROTE DE 001 A 100. Parution au Printemps 2009.   

    Oui                                                  Non

 
 

 

 

Texte de présentation  (4e de couverture)

Connaissez-vous la recette de la soupe au vieux corbeau ? Prendre un vieux, très vieux corbeau. Le plonger dans une grande marmite avec une pierre de même taille, ajouter sel, poivre, oignons, quand la pierre est cuite, le corbeau l’est aussi. Ici, dans ce livre à dévorer sur place,  tout est rural et volupté… à l’ancienne lorsque le mot tartine avait encore un sens avec son beurre frais de la motte et la confiture sentant le cuivre du chaudron…

Jamais autant qu’en lisant cet ouvrage vous n’aurez envie de retrouver le goût d’un fruit cueilli sur l’arbre avec sa pruine fraîche comme une rosière, d’une poignée de framboises sauvages ou d’une tranche de lard volée sur le dos de l’Auguste, le cochon de la maison. Cette fratrie-là, la mienne, connaît le bonheur de la première cibiche,  du premier baiser pour de vrai, du premier livre ouvert…

C’est le plaisir tonique de l’instant, frais comme un gardon, vif et joyeux comme un dimanche de printemps. Fermez les yeux et… jouissez sans entraves!

 

Enfin un livre pour respirer et oublier la politique…

 

L’auteur : G.-J. Feller ferme avec ce livre le cycle de sa propre histoire commencée il y a dix ans, en mars 1998,  avec Libre enfant de Favières. C’est son neuvième ouvrage dans une veine où l’humour le dispute à la virtuosité des mots qui montre toute la vivacité d’une  langue qui ne se laisse emprisonner dans aucun conformisme. Ses références sont René Fallet, Boby Lapointe et bien sûr le grand Rabelais. Du reste cet ouvrage a quelque chose de gargantuélique et de pantagruesque… C’est-à-dire hénorme !

 

Cœur de gaufres a obtenu le Prix de la Plume de Vair 2008.

 

 

 

 

 

 

Par guy-joseph feller - Publié dans : actualités
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Jeudi 12 juin 2008 4 12 /06 /Juin /2008 12:01
Toute l'équipe de Paroles de Lorrains était mobilisée  dimanche dernier  sous le chapiteau de l'Eté du livre de Metz (54) sous le gonfalon déployé de la FNAC de Metz. Malgré un ratage au départ (notre absence sur le tiré à  part du journal local...), on a fait fort en animant comme il se doit notre mètre de stand et présentant nos trois petits derniers: Les Bonheurs d'un Gaillot de Jean Sucquet, Lumières sur la ville de Robert Bardelli, et La Gauche du Père de Dominique Da Costa... qui nous a fait plaisir en venant signer son  remarquable ouvrage vendredi.  Une vraie équipe (merci à Boris!...), un état d'esprit très collectif...Paroles de Lorrains représentait l'originalité dans un salon du livre très pipol.
Michel Drucker et Richard Bohringer ont fait grosse impression auprès d'un public nombreux et populaire. Malgré tout on a pu tirer notre épingle du jeu et surtout nouer de très bons contacts avec le public qui comprend bien notre démarche : associative, alternative et citoyenne. Daniel Picouly le parrain s'est plutôt bien démerdé dans le rôle du parrain et le nouveau maire de Metz Dominique Gros a montré que la ville de Metz avait retrouvé un  air de liberté après les années de plomb de Rausch et de ses "cow boys" qui ont dû en rabattre. D'ailleurs  un chauffeur de bus qui croisait près du chapiteau m'a soufflé : "On se sent mieux avec Gros... Pour nous, on va enfin pouvoir travailler sans avoir peur du coup de bâton... Et puis de nouvelles lignes vont être construites en site propre..."
Je vous le dis comme il me l'a dit. La mairie était largement ouverte et les flics moins arrogants. Il y avait même dans le hall une expo de mai 68 politiquemlent incorrecte. La petite critique viendrait du trop petit espace...On était un peu coincé... entre la caisse enregistreuse et une agitée du bocal, une certaine E. Boysson qui affiche sur le 4e de couv de son bouquin (les Provinciales, quelle prétention !...) "journaliste parisienne"... Une emmerdeuse de première qui occupe le terrain de sa notoriété... (Je suis allé voir sur internet en rentrant pour voir qui elle était...) d'une manière abusive.
Elle affichait un grand bienvenue chez les alsacos (elle est de Mulhouse)... Son attitude méprisante m'a irrité au plus haut point. Exemple. J'ai vu tout  à coup tomber sous mon nez un livre qu'elle venait de dédicacer à charge pour moi de le véhiculer jusqu'à la caisse enregistreuse... J'ai fait celui qui ne voyait rien et la dame s'est chauffée un peu la bile... Pas aux ordres madame, c'est même à ça qu'on me reconnaît et qu'on m'aime dans le milieu. Mlle Boysson  nous a gavés... avec ça que j'aurais jamais le Prix Lilas de la Closerie... Tant pis pour moi !...
Mais à part ça, bravo aux organisateurs, et surtout à Maurice P. et à Brigitte, Paula et Joëlle à l'accueil qui sous leur joli sourire cachent beaucoup d'efficacité. A l'année prochaine... On aura  de nouvelles sorties.... Promis, juré...Boris fera encore le cirque en chantant la chanson devenu culte :

"Paroles, paroles,
paroles de lorrains,
une petite maison d'éditions
qui parle de votre région..."

Guy-Joseph Feller.
Par guy-joseph feller - Publié dans : vos gueules les mouettes
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Vendredi 14 septembre 2007 5 14 /09 /Sep /2007 18:43

 

 Le Docteur Liebault

Le Docteur Liebeault

Apôtre de l’hypnose

(Editions Serpenoise, Metz)

 

« On ne peut point aimer la médecine sans aimer les hommes » Hippocrate a eu raison avant tout le monde : rien ne peut se faire sur l’homme sans que l’homme n’ait donné à l’autre, son frère, son semblable, les clés de son moi profond. D’où l’échec constaté aujourd’hui d’une certaine médecine, celle des "sciences" de l’homme, celle des symptômes sans causes,  celle du diagnostic de laboratoire. Pour avoir compris, dans la lignée d’un Paracelse, que la santé s’inscrit dans l’histoire universelle des rapports de l’homme avec l’univers, le docteur Ambroise-Auguste Liebeault, le guérisseur de Favières (54), devait devenir l’un des plus grands praticiens de l’hypnose à la fin du XIXe siècle. Le « bon et touchant Liebeault », comme l’appelait affectueusement Freud, réussit par cette technique exceptionnelle, qui réussit bien souvent là où les autres thérapeutiques échouent, à guérir plus de 6000 malades. C’est la très belle histoire de ce médecin généraliste, « petit médicastre » mais génie de la médecine, aujourd’hui oublié, que je raconte dans cet ouvrage paru en juin dernier aux Editions Serpenoise de Metz (57). Parce que j’ai vécu dans son ombre, né dans le même village que lui aux confins de la Lorraine, je suis parti à la recherche de ce bienfaiteur de l’humanité, guérisseur hors norme qui soignait ses frères en souffrance par le don de sa voix. Je vous offre cette belle histoire d’amour qui peut faire référence dans cette période de troubles profonds et d’argent-roi. Le Dr Ambroise-Auguste Liebeault soignait ses malades les plus pauvres gratuitement. C’est une sorte d’identification qui donne à mon cinquième ouvrage une forte densité humaine et qui en fait un roman de la vie, dépassant les limites restrictives d’une simple biographie. 

Editions Serpenoise Metz, juin 2003.

Contacts auteur: guy.feller@orange.fr

 

 

Libre enfant de Favières

(L’Harmattan)

 

Le moi est-il haïssable lorsqu'il dit "j'ai aimé ma mère ; j'ai aimé mon père ; j'aime le souvenir qu'ils ont laissé dans ma mémoire". J'ai un demi-siècle aujourd'hui et ne suis pas nostalgique de mon enfance. Elle est là, simplement, fortement, comme l'ombre s'attache au promeneur solitaire. Parfois, elle me devance quand le soleil tourne autour de ma tête pleine de rêves. Un père manouche, fils du ciel, né dans l'Europe des mouvances et des ruptures, une mère paysanne, fille de la terre, née dans l'ombre légère et dans l'or des mirabelliers. Leur rencontre était impensable : l'errant épouse-t-il l'enracinée ? Depuis quand les nuages choisissent-ils l'ancrage ? De cette folle union devaient naître cinq enfants, tous hommes, tous rebelles, tous fous de liberté, tous fiers de leurs origines barbares, tous déglingués d'amours. Ils auraient pu devenir truands dans ce petit village lorrain, Favières, entre champs et bois, entre scieries et écuries, entre immigrés de la première vague et indigènes de première souche. Un vieil instit Freinet, un vieux curé adepte du rouge étoilé... il n'en faudra pas plus pour que la farouche tribu des F. trouve dans ce 'no mans' land' des cultures et des certitudes le terreau de son épanouissement. A l'image des serpents dont je fus un chasseur impénitent, j'ai su avec mes frères trouver la voie royale : celle qui ne va jamais d'un point à un autre sans allonger le plaisir de la ballade. De cabanes en vieux châteaux, de cimetières abandonnés en clairières folles de vierges, j'ai vécu là l'aventure extrême de ceux que l'espérance d'amour rend vulnérables et craintifs, de ceux qui meurentchaque jour de n'avoir personne pour dire la vie... Aujourd'hui je continue à aimer : est-ce méprisable ?

 

 

Ainsi que La République de Longwy, un siècle de faits sociaux (Editions Serpenoise), Le  Pays de  Longwy-Mont-Saint-Martin (Editions Sutton) et  Le Pays de Favières (Edition du Patrimoine).





LES EFFETS MERS
Fable postmoderne


Chapitre 1
Mustafa

 

 - Coxe le coqu'let Fleur de truie, que j'l'endoffe !
 Mustafa eut les foies. La voix  rauque était celle d'un vieux cabot aviné. Le décor était celui d'une fin de monde. Au bout d'une bretelle d'autoroute - ou plutôt d'un périf', car on pouvait apercevoir les lumières de la ville tout au fond -  un triangle de béton-cellulite, avec des capitons de terre sale, des angles morts et d'autres à l'agonie, des trous de béance sordides comme des bâillements de caries dentaires, maculés de graisses de f'oil, paysages d'une maigreur de freux… Triangle sans amour, ravagé par la pelade, l'ennui,  le souffle court des branles nocturnes… 
 Le foie de Mustafa - que tout le monde appellait Moussa - lui remontait dans les talons au fur et à mesure de sa fuite éperdue, folle, dure, cognant dans toutes les ombres de la nuit, dinguant comme une phalène sur des tourbillons de lumières, tapant de faux arbres couchés au sol, tourbillonnant comme un ludion éperdu… Ludion, affreux, noir et maigre et long comme une plume corbéenne. Toton déraciné de son pivot.
 La voix criait dans son dos, revenait vers le côté droit, puis sur le côté gauche, montait tout à coup devant lui comme un spectre. Le cri était partout, à l'assaut de sa terreur, le plaquant aux faîtes de toutes les angoisses. Moussa ne savait pas ce que voulait dire "endoffer" mais le mot avait  quelque chose de cruel, d'infamant, de menaçant… Sûr on en voulait à son cul dont il n'avait pourtant pas une perception très sympathique, s'en servant surtout pour évacuer dans l'urgence d'étronesques puanteurs.
 Mais c'est surtout parce qu'ici, il sentait bien qu'on ne blairait pas les jeunes, qu'on vomissait les bicots, qu'on conchiait prodigieusement les nègres et  qu'on était intarissable sur les histoires de cul,  les vrais et les faux bons coups, les pines de cadichons cévenols, les baises anapurnesques. Intarissables et surtout complètement insatisfaits. Qu'on était prêts à sauter n'importe quoi ; même un troude taupe dans la terre fraîche d'un jardin, sans égard pour la bête à poil et même un nœud d'arbres dans la tête d'un saule têtard.  
 Moussa était jeune, arabe, sans boulot et avait un joli petit cul, bien pendu au bas de son dos.  Pourtant, même pour du fric, il n'était pas question de se faire… "endoffer" ! D'abord parce que ça fait mal (il le savait bien, il avait déjà essayé avec son doigt) et surtout  parce que lui préférait les lémuriennes des calendriers. Celles avec des gros nibes et le trait de craie rouge dans la forêt noire qui est comme le fleuve Uélé dans le ventre mou de la terre africaine. Lémuriennes qu'il appelait aussi dans ses rêves fous les meufines. A seize ans, Moussa, était une fleur du bitume, poussé très vite entre deux pavés comme une herbe sauvage et amère. La génération after Banania dont il ne gardait que le sourire béat  et la subtile naïveté.
 Nègre, arabe, en fuite… un vrai NAF comme on disait au Centre de rééducation où il avait passé la majeure partie de sa jeunesse. Tout pour plaire à la Fliqûre qui chassait le jeune basané avec une conscience professionnelle méritoire. Comme autrefois les brûleurs de bitume amerloques, qui trimaient sur le dur, Moussa avait lui aussi pris les trains de marchandises, les Frêtes,  pour mettre le plus possible de distance entre lui et la baraque de redressement à l'Est du continent où le temps était de Cybérie et les hommes des sauvages au cœur glacé, une zone de férocité galactique, pire encore que les banlieues activistes et subpolaires du nord  du Grand-Paris.
 Car la vie d'un jeune Frougni comme lui était toujours menacée. Parce qu'il était seul, depuis toujours, parce qu'il était beau, parce qu'il était libre, parce qu'il n'avait peur de rien, parce qu'il était Moussa - arabe, nègre, en fuite, le NAF idéal ! -  et que l'on pouvait se payer sur lui des emmerdes de la vie.  Et elle était loin d'être belle la vie dans ce Triangle de plomb, né des torchons gribouillés et des errements psychédéliques d'un gaullo-architecte des années 60. 
 En bordure du périf', c'était une zone de quelques centaines de mètres carrés, solidement tenue par la famille Karouzel, les Karouzes, des enfants du cirque d'origine allemande arrivés un beau matin de fin d'hiver dans ce no man's land où ne s'aventuraient que les désespérés de la vie, les éclopés des Assédic, les assujettis des bastringues de l'administration, les flingués du pompidolisme récurrent.  En un mot : les autres ! Les Ganz-andere ou en putasserie langagière : les Frougnis !
 Un Triangle où se jouaient finalement les grandes orgues des désespérances. Banal. La fin des siècles est toujours morbide. C'estl'instant suprême où l'oncroit que dieu - autrefois on disait les dieux, pour montrer qu'on ne faisait pas dans la demi-mesure -  va être capable de vous faire une petite risette et que des trompettes vont faire écrouler des vieux murs couverts de vieilles treilles. Instant rare et rigolard :  les fins de siècle ne font bander que les cons !  
Moussa invoqua tous les déouss qui lui venaient à l'esprit ; les siens très nombreux et puis celui du Centre, l'Autre avec sa majuscule sur le mur blanc ; mêlant à la pure oraison la prière païenne de tous ceux qui ont soif, de tous ceux qui ont faim, de tous ceux qui agonisent, de tous ceux qui sont prisonniers, de tous ceux que la vie a blackboulés comme des poissons crevés, de ceux qui puent de la gueule, de ceux qui sentent du ventre, de ceux qui pissent le sang, de ceux qui ont des tronches d'apocalypse…
Moussa crevait au fur et à mesure de sa fuite de hanneton.
 - Ach, Gredel, sei brav'… coxe-le moi ! On va t'l'l'empapaouter  de première cette grande lope noire ! Donnerwetter !
Moussa entendit des bruits de galoche dans des chemins creusés des milliers de pieds des travailleurs clanduches, des cataclopes de chevaux sauvages, sans civilisation équestre, sans écuries normandes et sut que c'était la chasse qu'on lui faisait. Il savait que l'English donnait ainsi souvent de son horse hennissant contre le fox à l'esprit malin. Il se rappelait une image de chasse à courre avec des chevaux si étirés qu'on aurait dit qu'ils couraient sur leur panse. Alors il se mit à crier dans sa tête prête à exploser : "J'veux pas être un fox soumis à ces teutons barbaresques" …

A suivre si vous le voulez bien.





 Les dingos dindons 

loufoquerie en quelques actes et un tableau final

PROLOGUE

 

La scène est parfaitement vide. Silencieuse. Faiblement éclairée. Le rideau est tiré. On entend tout à coup un roulement de tambour et un pas d’homme. Les « râ » du tambour et les pas de l’homme se rapprochent. On entend aussi une quinte de toux, ou plutôt  quelqu’un qui se racle la gorge. Puis les pas sont très proches. Soudain apparaît sur la scène, côté jardin, un vieil homme déguisé en garde-champêtre/appariteur d’autrefois, avec un costume sombre chiffonné et une casquette. Il porte de belles bacchantes et un tambour de ville autour du cou. Il va vers le devant de la scène, face au public, en plein lumière. Il se passe la main sur les moustaches. Sort un papier de sa poche et fait son métier d’appariteur après avoir exécuté quelques roulements brefs :

 

L’APPARITEUR

 

« Avis à la population théâtreuse ! 

« Ce que vous allez voir et entendre ce soir n’a aucun lien avec la réa… (il bafouille)  avec la « réalité !… Tous ceusses qui voudraient y  remarquer des personnages qui ressembleraient à « des hommes politiques bien connus, i’ seraient dans l’erreur, moi j’vous le dis ! L’auteur qui« souhaite conserver l’anonymat me fait dire aussi qu’il n’avait en écrivant cette pièce qu’une « seule envie : celle de vous faire rire !  (il tousse dans un mouchoir à carreau sorti de sa « poche)… merde, v’là t’y pas qu’j’vais me faire une anzine à c’t heure !… »

« Attendez :! C’est point  fini !  Je vous annonce que Koke… heu… Kokeri… heu… rikiki… « tiendra une permanence aux heures d’ouverture de la mairie… I’répondra à toutes les « questions que vous voudriez bien lui poser sur les zélections présidentielles qui ont lieu « un dimanche prochain ».

« Une fois, élu, il me fait dire encore qu’il guérira des écrouelles tous les malades le « vendredi Saint en son Palais de l’Elysée. Qu’on se le dise !… »

 

L’appariteur fait « râ râ râ » avec son tambour et quitte la scène sous les applaudissements nourris du maigre public. Le rideau  essaie de se fermer.   

 

PREMIER ACTE

 

Le décor est celui d’une anti-chambre. La scène est à Paris, France.

 

KOKERIKIKI (tout seul en scène, il fait la roue. C’est le début du jour)

Je suis le plus beau ! Le plus grand ! Le plus

 

Il coquerique puis s’interrompt. Entre un minuscule personnage avec une sacoche noir.

PHIL OXERA

Hei kukelei Kokerikiki (à part lui) t’es aussi le plus kong Kokerikiki !

 

Kokerikiki  fait semblant de n’avoir rien entendu :

 

KOKERIKIKI

Qui es-tu toi, enflé de panade ?

 

PHIL OXERA

De profession, je suis un authentique spin doctor, autrement dit en français un  docteur miracle, mais moi je préfère me dire Imagier de Prince !

 

KOKERIKIKI (étonné)

Un imagier de quoi ?

 

PHIL OXERA

Un Imagier ! Un faiseur d’images, quoi ! Diantre dans quel bled me suis-je paumé ? Voilà … je suis comme qui dirait l’homme que l’on appelle quand tout fout le camp ! Comme qui dirait le raccommodeur de glace sans tain !

 

KOKERIKIKI

Et dis-moi ton nom, glacier déteint !

 

PHIL OXERA

Phil Oxera ! de père pinot blanc et de mère merlot !  Issu de la première goutte ! Mâturé sur lit. Vendangé tardivement. Franc dès l’entrée en bouche !Riche dans la cuisse !

 

KOKERIKIKI (à l’adresse des coulisses et à voix basse)

Fais-moi une recherche sur un certain Phil Oxera ? Mais non pas dans le Larousse des vins, triple buse ! Ni dans le Gault et Millau ! Dans les fichiers de ceux qui paient l’impôt sur la fortune si tu veux !    

 

KOKERIKIKI

Et que fais-tu là, si grand matin,  à la cour du Prince Pataud, spin quelque chose ?

 

PHIL OXERA

Spin doctor, please ! Je viens réparer les dommage causés par l’usure du temps ! On lui cherche des poux dans la tonsure, à votre Prince Pataud,  et moi j’arrive pour lui trouver la bonne idée qui le fera, hop là  !…  rebondir !  (il saute comme un kangourou) Rebondir, hop là !

 

KOKERIKIKI (à part lui)

Sans m’en avoir informé, l’ingrat ! L’ingrat double même ! Les bonnes idées, c’est moi qui les ai d’habitude ! Qui m’a foutu un nigaud pareil ! Je vais te le cuisiner aux petits oignons mouais ! Te le rissoler ! Te l’ébouillanter ! Te l’abraser! Te le… façon puzzle ! Tiens à côté, les Tontons Flingueurs, ce sera de la petite bibine !

 

Entre une  soubrette, bien jeunette.

 

LA SOUBRETTE (à l’adresse de Kokerikiki)

Le Prince Pataud va vous recevoir dans un instant. Il en est à ses grands besoins matutinaux auxquels n’assistent que ses vrais thuriféraires !

 

KOKERIKIKI (à Phil Oxera)

T’as vu comment elle nous cause celle-là !

 

LA SOUBRETTE

Je suis Hémoroïde, fille du Prince de sang, monsieur le sous-secrétaire d’état à l’intérieur ! Je ne cause pas, sous-ministre Kokerikiki, je vous entretiens ; la cause est entendue : vous n’êtes qu’un olibrius à peine dégrossi ! D’ailleurs mon père le Prince Pataud le ditsouvent : ce sous-ministre avec sa gueule de cocker battu me bat les couilles !  Parfois il récidive et me rebat donc les couilles ! Et encore…

 

Kokerikiki se met à coqueriquer comme un vrai gallinacé de basse cour !  

 

KOKERIKIKI (en colère)

Halte là soubrette ! Je… Comme elle nous cause, Phil  Oxera, comme elle nous cause !

 

LA SOUBRETTE

Vous êtes un Jean Foutre, Kokerikiki !

 

KOKERIKIKI

Hémoroïde , je…

 

LA SOUBRETTE

Shut up ! Face de niais…

 

KOKERIKIKI

Je me plaindrais à votre père, Hémo…

 

LA SOUBRETTE

Justement, le voilà !…

 

Entre un être bizarre. De taille moyenne, bien enveloppé, bossu et bigle. Habillé d’une immense couverture de cheval, coiffé d’un bonnet de nuit en coton blanc. Entouré de quelques conseillers courbés et s’agitant comme des papillons autour d’une lampe.

 

UN CONSEILLER

Oh ! Prince ne prenez pas froid !  Oh ! Prince faites attention ; vous avez la gorge si fragile !

 

UN AUTRE CONSEILLER

Votre organe Prince ! Faites attention à votre organe !

 

Le Prince s’avance, comme un monument historique un jour de patrimoine. Il représente la France.

 

UN TROISIEME CONSEILLER

Rappelez-vous : vous êtes la France !

 

LE PRINCE PATAUD (au public)

Bonjour à vous mes chers concitoyens !

 

UN CONSEILLER

C’est l’autre !…

 

PRINCE PATAUD 

Quoi c’est l’autre ?

 

LE CONSEILLER

C’est le Grand qui dit… «  mes chers concitoyens » !

 

LE PRINCE

Mais c’est acadabrantesque, ça ! si je ne peux plus parler comme je veux !

 

LE CONSEILLER

Ça aussi, c’est lui ! Aca…dara…acabranta… enfin, ce que vous venez de dire !

 

LE PRINCE (il réfléchit)

Faut que je trouve une idée ! Sinon, je suis recuit comme si j’avais passé tout l’été dans une maison de retraite de mon beau pays de France sans avoir bu un seul verre d’eau ou aux urgences d’un hôpital d’une petite ville de la Creuse du sud. M’faut une idée, bon diou de bite de chamois  comme on dit en Charente-Poitou !

 

LE CONSEILLER (obséquieux)

On va vous aider Prince, on est payé pour ça !

 

UN AUTRE CONSEILLER

En plus, on est tout dévoué…

 

LE PRINCE

C’est justement ! C’est votre lèche qui m’empêche d’y voir clair !  

 

A suivre...si vous le voulez bien







 


 


 

 




 





Par guy-joseph feller - Publié dans : écrits
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Lundi 10 septembre 2007 1 10 /09 /Sep /2007 15:43

La gnou-lettre                    

n°2. Bulletin de liaison des adhérents.

C’est la rentrée pour tout le monde.  Et l’occasion pour notre association Paroles de Lorrains (née en juillet 2006) de faire un peu le point après la parution en décembre 2006 de la première gnou-lettre qui a reçu un accueil très favorable. Le conseil d’administration ou les auteurs ne sont pas restés inactifs pendant ces  longs mois et de nombreuses actions ont été entreprises pour faire connaître la petite maison d’éditions. 

Tant auprès des institutionnels (le Comité régional du livre avec participation à Pont-À-Mousson à une réunion sous l’égide d’Aurélie Marant autour de la problématique de la diffusion du livre)  que des professionnels : mise en place d’un service de distribution auprès d’une quinzaine de librairies de la région lorraine.

 Sans oublier bien sûr les lecteurs avec la participation à de nombreuses séances de dédicaces et à des fêtes du livre : Metz, Saint-Nicolas, Woippy, Longwy, Villerupt, Longuyon, etc. Voici quelques-unes de ces informations triées par les bons soins de la présidente Denise :

 

Des nouvelles de ce pays-ci :

COLERE ROUGE : D’abord un rappel des dates importantes de notre toute jeune association qui a été créée officiellement en juillet 2006 après une réunion réunissant le 5 juin 2006 un petit groupe de passionnés au Centre Culturel Yves-Duteil de Mont-Saint-Martin. Les trois du départ (Denise Feller qui sera élue présidente, Dominique Da Costa, vice-président et Guy-Joseph Feller qui assure les tâches de secrétaire et de trésorier) furent bientôt rejoints par une soixantaine d’adhérents à qui l’association a offert outre son bulletin d’adhésion un livre programmé pour les Ailes du livre 2006, Colère rouge. Quand l’association fut reconnue officiellement en Sous-Préfecture de Briey (sous le n° W  541000232) le 7 juillet 2006, le livre était déjà bien engagé. Le livre a atteint son point d’équilibre et continue à marcher fort et notamment par correspondance et internet. Plusieuyrs centaines d’exemplaires vendus. Dédicaces à Longwy, Thionville, Woippy, Saint-Nicolas de Port, Metz et en septembre à Nancy.

  Reconnaissance : Outre une certaine forme de reconnaissance officielle (Conseil régional, centre régional du livre, Conseil général de Mthe-et-Mlle, ville de Longwy…), la petite structure commence à se faire un nom auprès des libraires et des organisateurs de manifestations. Nous avons ainsi été invités en tant qu’éditeur par les organisateurs de l’Eté du livre à Metz et le Livre sur la place à Nancy (les 21, 22 et 23 septembre prochains) sur le même stand que la Dragonne (qui a édité un temps Philippe Claudel) ou Aencrages… sous le grand chapiteau. Nous vous invitons à venir nous voir pendant ces trois jours où les auteurs comme les responsables de l’association se relayeront afin d’assurer la permanence du stand. Enfin dernier point, les manuscrits commencent à arriver à la maison d’éditions. Quatre à ce jour dont un publié (voir ci-dessous) et un en instance. Pour accompagner ce dernier sur les Traditions de nos campagnes lorraines (un très bel ouvrage de 250 pages)   ce petit mot de son auteur Françoise Thomas  : « Je forme le vœu qu’il vous plaise et qu’il puisse être édité par Paroles de Lorrains, des éditions aux qualités connues et reconnus. Ce serait un beau départ pour un premier livre. » On ne peut mieux dire…

Programme : Comme nous l’avions laissé entendre dans notre première gnou-lettre, nous avons réussi à sortir en juin 2007 notre quatrième ouvrage Rousses ou el bournous, ou l’histoire d’un ouvrier d’origine algérienne Ahmed, sidérurgiste de la vallée de la Fensch racontée par sa fille Laura  Tared qui est devenue membre de Paroles de Lorrains et a décidé de ne pas revendiquer de droits d’auteur. Ce premier ouvrage qui rentre dans la collection Itinéraires sera suivi sans doute pour la fin de l’année d’un second ouvrage autour de Boumi, un ouvrier juif installé à Metz (traduit du yiddish). Il s’agit de ses mémoires. Les dossiers présentés au  Fasild/Lacse pour la sortie de ces deux ouvrages ont été refusés (sans explications… )
Mais le livre de Laura marche bien… et trouve facilement son public. Nous serons présents avec elle chez Geronimo à Metz le samedi 15 septembre à partir de 14 h 30, et au Livre sur la Place à Nancy les 21, 22 et 23 septembre,  mais aussi à Auchan Mont-saint-martin les 28 et 29 septembre,  à Longwy aux Ailes du livre les 6 et 7 octobre, au Festival du film arabe à Fameck en octobre et au salon du livre d’histoire à Woippy en novembre sans oublier un passage à Cultura Thionville pour une rencontre régionale.

 

 La Gauche du Père : La prochaine sortie prévue est celle de l’ouvrage de Dominique Da Costa, vice-président de l’association. Notre ami travaille sur l’influence des religions en milieu ouvrier : prêtres ouvriers, maîtres de forges, cérémonies diverses, syndicalisme chrétien et non-chrétien… sous le titre La Gauche du père. Cet ouvrage aurait dû sortir pour les Ailes du livre de Longwy mais la transcription des nombreuses interviews réalisées par Dominique ont pris plus de temps que prévu  et le livre devrait être imprimé chez Lorgé pour le mois de décembre (fêtes de Noël obligent) Pour notre petite structure,  c’est un livre important et nous avons réussi à obtenir la signature de François Roth pour la préface…Une belle référence. C’est du reste sur ce livre que se fera cette année la rentrée littéraire de Paroles de Lorrains. Comme nous l’avions fait pour Colère rouge une souscription sera lancée afin de financer en partie l’ouvrage. L’adhésion à Paroles de Lorrains restant fixée à 20 euros, nous vous enverrons gratuitement (et franco de port) contre cette somme le livre de Dominique.  En devenant membre de notre association, vous aiderez la petite structure non subventionnée à ce jour (une demande a été déposée auprès des services de la mairie de Longwy) de survivre… Deux membres de notre association, Jean de Nancy et Paul de Thionville, ont été du reste les premiers souscripteurs… Merci à eux et tous ceux qui vont ainsi nous rejoindre.

 
 
Infos en vrac : Différents contacts extérieurs ont été noués. Avec le Centre régional du livre, nous l’avons déjà dit. Lors de la réunion de juin à Pont-à-Mousson, il  a été surtout question de la distribution qui constitue en effet un problème épineux pour toutes les petites structures comme la nôtre. Nous avons choisi pour notre part après avoir fait appel à un professionnel de réaliser notre propre réseau de distribution constitué d’une quinzaine de gros libraires en Lorraine et d’être aussi sur internet. Un site Paroles de Lorrains pourrait être créé en collaboration avec Nacer Boudjou qui a réalisé la couverture du très beau livre de Laura Tared.
Les contacts avec l’association Forces, un organisme inter-comité d’entreprises de Lorraine basé à Nancy se poursuivent. Nous souhaitons que l’on puisse concrétiser un projet avec eux (une conférence par exemple… ou une diffusion de nos ouvrages par leur réseau) Reprise du dialogue à Nancy fin septembre. Le livre Colère rouge a été présenté d’une manière officielle et avec le soutien de Marcel Trillat au festival des radios de Brest, Longueurs d’ondes. Excellents échos. De nombreux reportages ont été réalisés ainsi que des infos : FR 3 Lorraine, Républicain lorrain de Longwy, Metz et Thionville, La Semaine de Metz, l’Agence Belga, le Soir de Bruxelles, l’Avenir du Luxembourg, le bulletin Grain de sel du CRL, etc.
Les contacts avec Jean-Pierre Finance le président des Universités n’ont rien donné. Pas de réponse. Par contre des universitaires de Metz nous ont rejoints (bienvenue à Jean-Louis) Participation à la manifestation Talents au travail à Metz avec un stand Paroles de Lorrains. Enfin, grâce à Laura, la CGT de la Moselle nous a invités à venir présenter l’ouvrage Colère rouge à sa fête du drapeau rouge à Woippy le 1er mai 2007. Excellente journée. A quand une invitation de l’UD 54 ?
Enfin à fin mai, nous avons présenté en plein air devant la librairie Lorgé de Longlaville le livre Rousses ou el burnous… en présence de l’auteure. A ce titre nous avons participé avec Laura à la manifestation Cultures et générations à l’invitation de l’adjoint à la vie citoyenne de Longwy membre de notre association, Boris Maxant…

 

Si vous avez d’autres infos, faites-nous le savoir…

 
Comité de lecture : Le bureau se félicite de la mise en place d’un comité de lecture avec Bernadette, Gisèle, Sylvie, Louis, Denise, Guy qui à tour de rôle travaille sur les manuscrits. Appel est lancé aux adhérents pour devenir des lecteurs bénévoles. Sont recherchés notamment des fortiches en orthographe. Mais pas seulement…des amoureux des ivres sont aussi les bienvenus.  Les textes pourraient leur être transmis par courrier ou mieux par courriel.

 

VOS PROPOSITIONS D’INFOS A PAROLEDELORRAIN@ORANGE.FR

 

Comment nous aider ?

 

► En diffusant cette information le plus largement possible et en faisant connaître notre démarche citoyenne.

 

► En venant nous voir lors de nos dédicaces, en assistant à nos manifestations et à nos conférences. La prochaine aura lieu en novembre à Metz autour de Louise Michel.

 

► Si vous avez internet ne manquez pas de nous communiquer votre mel.

 

► En nous rejoignant. Nous renvoyer le bon ci-dessous avec votre chèque de 20 euros pour Colère rouge (comprenant les frais d’envoi et l’adhésion) de 20 euros encore pour La gauche du père + frais d’envoi + adhésion et 18  euros  pour Rousses ou el bournous + frais d’envoi + adhésion. Possibilité de commander les trois  livres  à 50 euros (comprenant les frais d’envoi + adhésion) Vous deviendrez alors Relais de Paroles de Lorrains (RPL)

 

 

 

 

NOM :                                                            PRENOM :

 

ADRESSE :

 

OUVRAGES :

-Colère rouge à 20 euros :  

-Rousses ou el bournous à 18 euros :

-La gauche du Père à 20 euros :

 -Les trois à 50 euros :

 

COURRIEL :                                                   TEL :

 

 

 

 

 

 

 

 

Dites-nous ce que vous pensez de cette deuxième Gnou-L. L’avez-vous trouvée intéressante ? Sortie de la n°3 en décembre à l’occasion de la sortie du livre de Dominique Da Costa, La Gauche du père.

Paroles de Lorrains a choisi la salamandre comme logo (dessin original de Ch.Beurnier, une de nos adhérentes meusiennes)  La salamandre est un animal mythique vivant dans le feu. C’est l’emblème d’un des rois les plus emblématiques de l’histoire de France,  François 1er  le prince de la Renaissance.  Plusieurs espèces d' urodèles, dont la salamandre commune, possèdent la capacité de régénérer certaines parties de leur corps après amputation. Le feu, les arts, la renaissance… Beau programme que nous faisons nôtre, avec nos moyens !

 

 

 

Par guy-joseph feller - Publié dans : Gnou-lettre
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