Maison d'édition citoyenne

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Association : PAROLES DE LORRAINS, EDITIONS.
Activité(s) : Culture, pratiques d'activités artistiques, culturelles / Information communication
Localisation : Meurthe-et-Moselle (LORRAINE)
Déclaration à la sous-préfecture de Briey. PAROLES DE LORRAINS, EDITIONS. No de parution : 20060034. Objet : création, édition, diffusion d’ouvrages littéraires, de témoignages et d’essais de toutes natures, ainsi que création dramatique ou artistique ; Paroles de Lorrains interviendra également dans le domaine de la communication et de la recherche de partenaires pour mettre sur pied des projets collectifs ou individuels. Siège social : 6, rue de la Frontière, 54730 Saint-Pancré – Buré-la-Ville. Date de la déclaration : 5 juin 2006.

Contacts : présidente de l'association : Denise Feller ; éditeur : Guy-Joseph Feller, 6, rue de la Frontière 54730 Saint-Pancré ; animateur culturel : Boris Maxant. Téléphone : 03 82 26 78 96/03 82 23 75 27 ; 06 28 81 73 23. Vice-président : Dominique Da Costa : 03 82 25 33 50. Paroledelorrain@orange.fr Parolesdelorrains@aliceadsl.fr



Guy Feller
: le fouille-mots !


Guy Feller, ancien journaliste pendant plus de trente ans à Longwy (54), a choisi de vivre sans contrainte son plaisir d’écrire. Romancier, essayiste, poète à ses heures, il est aussi devenu grâce à sa première pièce,
Debout Les damnées de la terre, un bel hommage à Louise Michel à l’occasion du centième anniversaire de sa mort (1905), écrivain de théâtre. Ses thèmes de prédilection prennent leurs racines dans le terreau de cette terre de Longwy qui fut si rebelle, si insoumise et si intransigeante sur la dignité de l’homme. 

Bibliographie :

Œuvres récentes : Les Carambars de la récré dans la collection Histoire de vie chez l’Harmattan. (Un livre-témoignage sur l’Ecole Freinet) ; Longwy, L'Ecorchée vive (Editions Serpenoise) ; Debout les damnées de la terre (théâtre © SACD) ; Colère rouge (Editions Paroles de Lorrains).

Inédits : Blondes corbeaux, (thriller) ;  Qui a tué le Vieux musicien (policier) ; Opéra Mouche (Théâtre, lecture à deux voix), Les Effets Mers (thriller social) ; Colère rouge (théâtre)

Contacts : guy.feller@orange.fr

Chroniques de la Colère ordinaire

hommage à un militant

 
Pas évident de vendre des livres en cette périoide de vaches maigres.. Entre 20 et 25 euros pour un bouquin, c'est  évidemment assez cher mais il ne faut pourtant pas baisser les bras et trouver d'autres moyens pour activer la diffusion sans pour autant bouder la voie traditionnelle, celle des commerçants spécialistes du livre. Colère rouge, le huitième livre de G.Feller est sorti chez Paroles de Lorrains en octobre dernier. Il rend hommage à une belle figure du syndicalisme et du militantisme politique et syndical, Marcel Donati (notre photo après une interview à Antenne 2) Avec plus de 300 pages et 100 photos, c'est un livre conséquent réalisé "à l'ancienne" dans une petite entreprise de Longlaville, l'imprimerie Lorge, à la frontière franco-luxembourgeoise. On peut l'acquérir contre 24 euros (TTC, frais de port compris) à Paroles de Lorrains, 6, rue de la Frontrière 54730 Saint-Pancré ou par internet à Paroledelorrain@orange.fr. Le livre est en dépôt dans les librairies de Longwy, Villerupt, Longuyon, Metz, Nancy, Verdun, Neufchâteau.

G.F

COLERE ROUGE, C'EST AUSSI UNE BIERE
Colère rouge, c'est aussi une Bière fabriquée avec amour et savoir-faire  à Mont-Saint-Martin dans le Pays de Longwy (54) par un  brasseur moustachu (c'est lui qui tient le drapeau) et fou de son art. La bière est... très goûteuse, de fermentation haute pour les spécialistes, capable de faire la pige aux meilleures pils allemandes ou belges. Contact : marc.feller@wanadoo.fr



 

 

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Samedi 14 février 2009 6 14 /02 /Fév /2009 17:56
Ce blog est actuellement au repos...

et je supporte pas qu'over-blog puisse l'occuper avec de la pub que je n'ai pas autorisée ? Je me verrais donc dans l'obligation de le supprimer si ces publicités venaient à perdurer.


Le H.
Par guy-joseph feller
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Samedi 18 octobre 2008 6 18 /10 /Oct /2008 19:01
Mon blog émigre vers un nouveau site :

http://parolesdelorrains.jimdo.com

venez nous y rejoindre,

vous serez étonnés...

GJF
Par guy-joseph feller
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Mercredi 24 septembre 2008 3 24 /09 /Sep /2008 15:36
Par guy-joseph feller
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Mercredi 24 septembre 2008 3 24 /09 /Sep /2008 12:23

Les feux volés, l’agend@lmanach 1979/2009 (dessin de Victor Obscur)

 

Longwy, le verbe haut !…

 

1979… Il y a trente ans, la Lorraine explosait sous les coups de boutoir d’un petit village gaulois situé loin de tout. Ce que l’on appellera plus tard « les Evénements de Longwy » ont une double cause : le plan drastique voulu par Bruxelles et Paris et l’autisme dont a fait preuve un gouvernement Giscard-Barre qui préparait les élections présidentielles de 1981… Dans leurs bureaux capitonnés de certitudes, les eurocrates de Bruxelles et les énarques de Paris n’attendaient rien de mal des décisions qu’ils se sentaient obligés de prendre pour tenter de "sauver" la sidérurgie… Le fameux plan Davignon. Longwy, ce trou de cul du monde, où se côtoyaient sans réels liens entre elles, plus de 25 nationalités, avait bien montré dans son histoire qu’elle avait l’échine sensible et le verbe haut… Mais on n’attendait ici aucun débordement. La loi devait coûte que coûte rester à la loi...  On se disait que ce trou de cul du monde n’intéresserait personne. Et pourtant…C’est un article de presse qui va mettre le feu aux poudres. Le Républicain lorrain titre le 13 décembre 1978 à sa Une : "Usinor frappe Longwy à mort !" Première réponse :  une mobilisation exceptionnelle ; près 20 000 personnes le 19 décembre 1978 dans les rues de Longwy…

La déflagration sera considérable et fera vaciller le trône du brillant monarque… Ce n’est pas la seule raison qui fait entrer Longwy au panthéon social au même titre que Fourmies ou Carmaux… mais les « Longwy » comme on les a rapidement appelés ont inventé ici des formes de luttes reprises et développées ailleurs : radios de lutte, occupations d’usines, déménagements de bureaux, opérations coups de poing, ville morte, prises d’otages, kidnappings, attaques des institutions et notamment des commissariats et autres sous-préfectures et banques, etc. Tout est prêt ici pour la lutte finale…

Et puis trente ans après, revoici le spectre des fermetures avec Mittal… là même où beaucoup de Longwy avaient été mutés. N’avons-nous rien appris ?

Les Feux volés, c’est le titre de l’étrange ouvrage que va éditer la jeune maison d’éditions de Longwy, Paroles de Lorrains. Etrange parce qu’il prendra la forme d’un agenda thématique qui devrait permettre de se situer à la fois dans le temps présent (comme tous les agendas) mais aussi dans le passé…Il y a trente ans que faisiez-vous en Lorraine ? Avez-vous marché, crié, vous êtes vous battu, égosillé pour la sidérurgie ? Etes-vous descendu dans la rue pour défendre les premières radios syndicales de lutte ? Feux volés se  lit aussi comme un almanach avec des anecdotes, des documents uniques, des photos  inédites, des témoignages souvent émouvants, des prises de position, des articles de presse… mais aussi des dessins originaux sur les usines lorraines dus au talent d’un artiste de Nancy originaire de Saulnes, Gérard Dalstein. Dans un format carré et illustré en couleurs, Les feux volés représentent une grande originalité dans la production littéraire lorraine.

* Les Feux volés (Paroles de Lorrains), 200 pages, 120 photos et documents, 25 euros (franco de port) sortie au 15 octobre. Paroles de Lorrains, 64, rue du 8 mai 45 54400 Longwy ou Parolesdelorrains@aliceadsl.fr ; tél : 03 82 23 75 27.  
Par guy-joseph feller
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Lundi 7 juillet 2008 1 07 /07 /Juil /2008 20:14

QUEBEC (AFP) — Le réseau des sites majeurs de l'architecte militaire français Vauban a été ajouté lundi à la liste du Patrimoine mondial de l'Unesco, lors de la réunion annuelle d'un comité de cette organisation à Québec.

"Vauban a été adopté", a déclaré à l'AFP un responsable canadien participant à cette réunion du comité du Patrimoine mondial de l'Unesco qui se tient à huis clos à Québec. Le Canada préside la réunion.

Le comité français avait présenté un ensemble de quatorze oeuvres de Vauban (1633-1707) pour l'inscription au patrimoine de l'Unesco, mais deux d'entre elles n'ont pas été acceptées, le château de Bazoches (Nièvre) et le fort transformé en citadelle du Palais à Belle-île-en-mer (Morbihan).

"L'un a été retiré par défaut d'authenticité, il y avait eu trop de transformation ce n'était plus vraiment l'oeuvre de Vauban et l'autre parce qu'il ne répondait plus à la nouvelle appellation", a précisé à l'AFP un responsable français.

La présentation française évoquait au début "l'oeuvre" de Vauban en général, puis s'est précisée sur les fortifications de Vauban, ce qui réduisait la possibilité de voir le château de Bazoches figurer sur la liste du Patrimoine mondial.

Besançon a été à l'origine du projet en janvier 2005 et son maire, le socialiste Jean-Louis Fousseret est président de l'association Réseau des sites majeurs de Vauban (www.sites-vauban.org).

"C'est la reconnaissance d'un travail de plus de quatre années que nous avons mené tous ensemble, l'ensemble des maires du réseau, qui est fait de petites villes. (...) C'est un réseau qui représente bien la France", s'est-il félicité, à Québec.

Le réseau des 12 sites comprend la citadelle pentagonale d'Arras (Pas-de-Calais), la citadelle, l'enceinte urbaine et le fort Griffon de Besançon (Doubs), les forts de Blaye/Cussac-Fort-Médoc (Gironde), l'enceinte urbaine, les forts et le pont d'Asfeld à Briançon (Hautes-Alpes), la Tour dorée de Camaret-sur-mer (Finistère), la ville neuve de Longwy (Meurthe-et-Moselle), le fort de Mont-Dauphin (Hautes-Alpes), la citadelle de Mont-Louis (Pyrénées-Orientales), la place forte de Neuf-Brisach (Haut-Rhin), la citadelle de Saint-Martin-de-Ré (Charente-Maritime), les tours côtières de Tatihou/Saint-Vast-la-Hougue (Manche), l'enceinte et les forts de Villefranche-de-Conflent (Pyrénées-Orientales).

Par guy-joseph feller - Publié dans : actualités
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Dimanche 29 juin 2008 7 29 /06 /Juin /2008 12:13

 Qui était Jean Lacroix (au centre de la photo )? Un ancien maire d'une petite commune rurale meusienne, Bonzée en Woëvre, certes. Mais aussi un élu visionnaire qui a transformé son petit coin de terre à deux pas du Parc Régional de Lorraine en un vrai petit paradis. Une forte tête aussi qui ne s'en laissait pas compter par l'administration. Un homme engagé au service des autres. Jean Lacroix n'a jamais mis son drapeau dans sa poche accueillant des objecteurs de conscience quand ceux-ci étaient assimilés par un Pouvoir aveugle et sourd à des gauchistes. Un croyant aussi mais qui fuyait le dogme. Un homme selon notre coeur à Paroles de Lorrains.

L'équipe du Centre permanent d'initiatives pour l'environnement (CPIE) de Bonzée qu'il a contribué à créer a voulu lui rendre hommage... Et a fait appel à notre équipe pour éditer ses mémoires et ses écrits. L'ouvrage paraitra fin septembre dans notre collection Terroirs (là on l'on trouve aussi les Bonheurs d'un Gaillot de Jean Sucquet)sous le titre Le Jean des Côtes, mais on peut d'ores et déjà réserver cet ouvrage exceptionnel (tirage limité) en s'adresant au CPIE à Bonzée ou auprès de nos services de PdL (voir adresses ci-contre et ci-dessous) Décédé en janvier de cette année, le 7 janvier 2008, Jean Lacroix est unanimement regretté.


Voici le très beau texte que lui a consacré Bernard Puill, l'un des premiers objecteurs arrivés à Bonzée il y a quelques décennies dans le cadre du Service Civil international :                          

 

"Voici donc « Le Jean » au bout de son chemin de terre,

cette terre qu’il a creusée de son travail de paysan et fait fructifier de son imagination d’homme un peu trop fou, un peu trop sage pour laisser sommeiller nos égoïsmes et nos peurs.

 

Son regard bleu de rêveur réaliste monte vers la Côte des Hures, se repose sur l’infini de la Woëvre laborieuse : c’est son pays…il se demande si les quetsches produiront cette année…parce que, pour la mirabelle, ça n’a pas été très fameux !

 

Il y a toujours de lourds nuages sur les Eparges : il faudrait pouvoir dire définitivement non à la guerre, comme l’enfant au poing levé de Gentioux, comme le disent les étendards de la fraternité et de l’amour. Le dessin des tranchées est jusque dans le jardin et dans les bois des Côtes… et les feux de l’hiver y sont parfois plus flamboyants qu’espéré.

 

Il faudrait construire un monde qui ferait des hommes libres et heureux…pas des morts de Dunkerque.

Il faudrait, il faudrait…mais jusqu’où suivre ce bouillonnement d’idées du paysan intellectuel, jusqu’où suivre ce débordement d’énergie et d’enthousiasme ?

Le Longeau, lui aussi, parfois déborde dans sa large vallée : quand reviendront les écrevisses de l’enfance et de l’âge d’homme ?

 

Des femmes et des hommes solidaires refusent le désespoir des villages blessés, bâtissant la maison commune qui sera leur Foyer.

Une écharpe de maire ne fait pas le printemps, même à Bonzée, mais ça aide à lutter contre le dépeuplement et le découragement. Les énergies rurales se regroupent, de curieux peintres voudraient badigeonner de rose les volets des demoiselles Lesuisse !

Le monde se refait, autant au bistrot à l’eau ferrugineuse que « chez L’Arséne » à la pensée fumeuse…un habitué des deux lieux saura en  faire la synthèse audacieuse.

 

Il y a des chemins de ronde qui progressent et des trous qui creusent l’émotion des pouvoirs publics.

Un souffle de développement veut ranimer les Côtes :

-    il y a des lettres du CODSICOM qui stimulent les consciences,

-          il y a un autre grand trou qui remplit les loisirs du Colvert,

-          il y a l’initiation à l’environnement qui trouve sa permanence,

-          il y a des réunions dévoreuses qui se multiplient…

-          il y a que …c’est encore Georgette qui devra traire les vaches !

                         

Puis vient le temps où le sage pense qu’il est grand temps de passer le relais, tant à la ferme qu’à la mairie : il serait déraisonnable de vieillir dans le pouvoir.

C’est l’heure de retrouver la chènevière et de tracer des sillons plus courts.

L’homme à la silhouette courbée se retourne sur son histoire en songeant qu’il n’a guère pris le temps de voir grandir les enfants :

il est urgent de marquer la pause pour voir s’épanouir les petits-enfants et les arrière petits-enfants.

 

Voici donc « Le Jean » au bout de son chemin de terre :

l’éclat de son sourire traverse le miroir de la face cachée des choses et, comme le dit le poète,

il attache sa charrue à une étoile

 

Nous serons jaloux des anges de son paradis solidaire car, avec « Le Jean »,

ils vont rigoler pour l’éternité !"

 

Contacts pour réserver le livre (15 euros au lieu de 20 ; ajouter 4 euros de port) :

 

Paroles de Lorrains éditions 6, r de la Frontière 54730 Saint-Pancré. Tél: 03 82 26 78 96. Paroledelorrain@orange.fr

 

ou

CPIE WOËVRE-CÔTES DE MEUSE


Maison de l'ARSEN - 14, rue Chaude
BONZÉE - 55160 - Meuse

Tél : 03 29 87 36 65 Email : cpie.meuse@free.fr
Fax : 03 29 87 34 01
Par guy-joseph feller - Publié dans : actualités
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Vendredi 27 juin 2008 5 27 /06 /Juin /2008 12:01

On était l’autre soir avec mon pote Boris (dit Bobo) au raout de fin de session des Vieux Métiers d’Azannes au fin fond de la Meuse profonde, juste sous le ventre du Camp Elisabeth qui abrita la teutonesque armée devant Verdun… en février 1916 pour dire le vrai. Invités et choyés comme des rois nègres par une équipe avec laquelle se sont noués depuis longtemps de vrais liens d’amitié, on s’est vite retrouvé au milieu de cette assemblée vivifiante, colorée et pleine de cris d’enfants de rires et de chansons…Frehel étant sans qu’on le sût au programme de fin de soirée… heureux comme des gardons en ru.

A notre tablée de pince-sans-rire, on s’est prêté au jeu du calambour et de la gaudriole… dans une ambiance à la fois familiale et bon  enfant. On a surtout été impressionnés, mon pote Boris et moi, par la force de cette armée de bénévoles qui ne craint pas de sacrifier ses dimanches de mai pour réapprendre les gestes d’autrefois et les faire partager à une foule de plus en plus compacte. Cette manifestation qui est l’une des plus importantes en Lorraine (elle aura enregistré en 2008 sur six dates 38 000 entrées payantes) est l’exemple même de l’importance de l’associatif dans un monde économique de plus en plus pourri par le fric… Cette économie locale associative représente une force considérable pour des territoires laissés parfois à l’abandon par un Etat de plus en plus centralisateur et de plus en plus dirigé par une armée de peigne-cul (formés je dois le dire toute honte bue dans les « grandes » écoles de notre république).

Ce que les Vieux métiers d’Azannes ont réussi, c’est cela : une redynamisation d’un petit coin de Meuse déserté par les Pouvoirs publics (qui viennent toutefois faire le beau, tout costumé, lors de l’inauguration et puis repartent chez eux en envoyant ensuite leurs escouades de contrôleurs de tous poils)… Inventé par les Fauquenot (Odile et André) ce concept a fait la démonstration de son efficacité malgré toutes les difficultés administratives. Les 400 bénévoles de ce samedi soir ont apporté la preuve qu’on peut (qu’on doit ?) s’organiser autrement, qu’un autre monde est possible… Une belle leçon de civisme et de citoyenneté. Notre petite structure Paroles de Lorrains avait sollicité cette belle et puissance machine pour « en être »  cette année avec la présentation de notre très bel ouvrage de Jean Sucquet, Les Bonheurs d’un Gaillot (Paroles de Lorrains collection Terroirs) On a été acceptés sans arrière pensée et avec beaucoup d’amitié… Avec plus de 80 livres vendus, ce fut un succès sans précédent.

Boris qui a été le grand artisan de ce succès,  s’est même fait enrôler et enfilera l’année prochaine l’habit du garde-champêtre…Si la maréchaussée de Mont-Saint-Martin savait ça… Il a promis qu’il passerait l’été (et peut-être dans les rues de Contrexéville où il va passer ses vacances…) à apprendre à jouer du tambour. Pauvres curistes qui vont mincir et attraper des acouphènes. Paroles de Lorrains présentera pour sa deuxième saison à Azannes en 2009 deux autres ouvrages de la collection terroirs : Le Jean des Côtes de Jean Lacroix (avec la collaboration du Centre Permanent d’initiatives pour l’environnement de Bonzée) et Cœur de Gaufres de votre serviteur (prix de la Plume de Vair 2008) Merci à Evelyne et à toute l’équipe pour leur soutien et leur amitié…

 

Guy-Joseph Feller
Par guy-joseph feller - Publié dans : actualités
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Jeudi 26 juin 2008 4 26 /06 /Juin /2008 11:30

On n’arrête pas le progrès. Voilà t’y pas que nos grands penseurs médiatocs souhaitent mettre en place une télévision pour les bébés. Oui, vous avez bien lu : une téloche pour les marmots en barboteuses avec courses de youpalas le dimanche matin dans les rues de Kuala Lumpur qui est comme chacun de nos gamins de maternelle le sait bien la capitale de la Malaisie . On croit rêver devant tant de bêtises et de méconnaissance crasse de ce qu’est un enfant… Dans une société décervelée comme la nôtre, avec un omniprésident qui continue à se conduire comme une terreur de cour de récréation,  on reste confondus… que les adultes se fassent attraper par cette gluante boîte à images, pipolisée jusqu’à l’os, qu’ils soient à ce point prisonniers des faux fantasmes de fausses vedettes en celluloïd, qu’il n’aient plus ce bons sens qui leur ferait clore le bec à tous les Morandini de la terre (son émission sur direct 8 est saoulante…) à tous les PPDA de la création, à toutes les Chabot  féodales…

Alors que les marmailloux devraient être au moment où Bouygues fera sa pub pour des portables en rose fluo avec oreillette branchée sur la  fontanelle  en train de vivre leur vie dans le vaste monde… Branchés télé quand ils demanderaient à rencontrer la vraie vie, de vrais copains, de s’affronter à de vrais garnements et à se rouler par terre, sur la vraie terre je veux dire et de s’en prendre plein les mirettes… Que leur propose-t-on ? Des monstres en faux plastique, en faux cuir, du toc armé de lance-grenades laser… de faux président en compassion affligeante.

Cornecul, en v’là t’y de la violence en  plastoc ! Et quand nos bambins vont refuser d’aller jouer dans leur parc en nous exhibant leurs insignes des flics de Beverly Hill, on aura l’air fin… Quand ils vont exiger de manger de la purée de carotte en caoutchouc-mousse plutôt  qu’une vieille nantaise piquée au jardin de grand-père ?  Ah il est pas beau le futur de nos mioches formatés dès le premier babil pour être de valeureux soldats de la consommation à gogo. J’ai honte... Et même si le petit Jean, le fils de l’autre,  passe sur son scooter tamponneur pour faire rigoler le marmot, j’ai plus trop confiance en ce monde qui fait de l’enfant un produit comme les autres. Un produit, j’ai bien dit…

 

G.-J. Feller
Par guy-joseph feller - Publié dans : vos gueules les mouettes
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Vendredi 20 juin 2008 5 20 /06 /Juin /2008 19:29

de Guy-Joseph Feller

 Il y a du vent ce soir.

Pas n’importe quel vent. Un vent du nord-ouest. Le noroît. Froid et insidieux. Qui vient des terres et laboure la mer. La prend à rebrousse-poils. Lui trousse les côtes. Lui rabat son caquet. Un vent qui dit merde à la mer.

Je m’appelle Prince mais vous ne trouverez pas mon nom dans la partie majuscule d’un vieux Larousse. Sauf quand ce nom est suivi d’un autre patronyme. Moi c’est mon nom de baptême. Le nom de mon père. Je m’appelle Albert Prince. Mais tout me monde me connaît comme Henry de Schaaf, l’auteur de la série des Verviers.

La télé m’a rendu célèbre. Tout à l’heure, une équipe de la Une doit débarquer pour une longue interview. Pour une nouvelle émission littéraire. Vol de nuit. Je ne sais pas si je vais leur donner ce qu’ils sont venus chercher, du sensationnel. La télé m’a rendu célèbre et m’a fait roi moi le petit prince mais j’ai toujours craché dans leur soupe.

Je crache sur tout. C’est même ma spécialité.

Je suis ce soir au bout de mon rouleau de vie. J’en ai fini. J’en suis quitte. J’en ai marre. Je… qui jouait double jeu est mort ; ou plutôt est en train de passer. Le Je que j’aimais tant. Qui m’a tant donné.  Le Je si gonflé de tous les bouts. Si gros en apparence était finalement enflé de vide. Le Je était creux. Il n’est plus tout à fait moi.

Et j’en crève.

En douce, j’en crève. Tandis que le vent saute et saute. Et pousse contre mes volets bleus. Le réveil fait tic tac. La dernière bûche lâche un dernier pet. La température décline peu à peu. Comme moi. Le feu ne se voit pas mourir. Pourtant à coup sûr, il s’éteint. Comme moi, il part. Mais lui, c’est sans faire de pétard. Pas comme moi.

Moi je veux encore faire des étincelles.

Je suis insatiable.

 

Ne m’oubliez pas. Je m’appelle Albert Prince. Je suis écrivain. On reste écrivain, jusqu’à la fin et la mienne est proche. Je suis donc toujours écrivain. Et j’ai mis soixante-dix ans pour le devenir. On naît écrivain et on le redevient tous les jours que Dieu fait. Dieu, tiens voilà le premier personnage de mon dernier roman.

Mon dernier roman, celui que je suis en train d’écrire avec vous. Pour vous lecteur que je n’ai pas beaucoup aimé, à qui je n’ai jamais fait de risettes. Parce que vous êtes une foule sans visage. Mais aussi parce que vous m’avez obligé à écrire des conneries, des immondices…Les Verviers, quand j’y songe. Un flic toquard, un commissaire au nom d’Indien.  11 millions de téléspectateurs. Un désastre.

Public, je vous hais parce que vous avez mille bouches et pas une pour dire la vérité et pas une que l’on peut embrasser. Public, vous êtes sans couleur et sans chaleur. Sans saveur. Chair morte. Public, je vous ai détesté souvent parce vous n’avez pas d’âme. Vous n’avez que de la viande et des os. Vous êtes de la peau de balle et ballet de crin. Et c’est monstrueux. Vous êtes cannibale, public ! Mais pour tout cela vous serez le deuxième personnage de mon dernier roman.

Dieu, le public et le vent ? Que vous soyez le Badisad obistroz afghan ou le Chamsin chargé du sable égyptien. Le vent si léger, si fort, si grand, si prenant. Le vent des adjectifs qualificatifs, des superlatifs sera le troisième personnage de ce roman de la mort acceptée. Le vent et tout ce qu’il parvient à agiter. Les feuilles des arbres.

Et les troncs, les couronnes des arbres. Et les cheveux des filles. Et les idées des hommes qu’il rend fous.

Et le printemps qu’il bouscule par dessus les haies fleuries ; et les automnes qui sont pleins d’odeurs de foins, puis bourrés de parfums humides ; puis les hivers. J’aime les hivers qui pèlent, qui gèlent. J’aime quand il fait très froid. Même dans la grande maison de Kervannes où les vents s’infiltrent partout, glissent sous les meubles et mugissent comme des chats.  J’aime ce que les autres n’aiment pas.

J’ai toujours été comme ça. Rebelle. Ou plutôt rebellé.

Henry de Schaaf occupe une toute petite place dans le dictionnaire des auteurs paru chez Bouquins. Une demi-colonne. J’ai déjà comparé avec Sartre. Lui fait deux colonnes et demie. Moi, une demie. Est-ce justice ? J’y suis, c’est déjà bien assez pour ma petite gloriole. Peut-être que je vais disparaître dans une prochaine réédition. C’est même sûr. Après ma mort, pffui !

La littérature fera elle aussi un beau personnage. Parce que je l’ai aimée la garce ! Ce que j’ai pu la désirer la page immaculée à peine violée par un signe léger. Cet espace de neige marqué d’une seule trace de pas. Minuscule petite présence humaine qui conduit l’homme perdu sous le couvert des arbres. J’aurais tant voulu écrire avec des signes ; ignorer superbement les lettres. Du Perec sans aucune voyelle : D Pr sns cn vll ou mieux encore : ﺇﺌﭙﺟﻕﺬלּ ﺻﻇﻵﻼ. Ce qui peut se traduire comme on veut. Ou comme Michaux, ne rien donner tout de suite ; entraîner l’autre, vous, toi lecteur ami, vous lecteur ennemi vers des lointains, inconnus. Inventer un langage neuf, différent, inédit. Inverser le sens des mots : dire je t’emmerde pour dire je t’aime.

Et créer cette armée de fidèles : le peuple de Schaaf.

Peuple de Schaaf, un jour j’écrierai ton histoire si le temps m’en laisse le temps…Je dirai tes bonheurs ; je dirai tes craintes ; tes angoisses. Peuple de Schaaf, je crierai ton nom à la face du Divin. Comme Moïse, je n’aurai sans doute pas le droit d’entrer dans la Terre promise. J’ai toujours été trop incertain. Et puis faut que je te dise, Peuple de Schaaf ; la Terre promise, je m’en fous. Je suis sûr que c’est un leurre, un endroit où il n’y a même pas de chien. Et les chiens sont toute ma vie. Un chien d’écrivain, s’entend.

Sûr que Colette n’a jamais eu de chien sinon elle ne nous aurait pas emmerdé avec ses chats.

Mais elle s’en fout Colette. Personne ne la lit plus. Elle fait une colonne et demie dans Bouquins. Une de plus que moi. Est-ce justice ?

Moi, j’ai eu des chiens qui étaient surtout des chiennes. Des épagneules, bretonnes bien sûr et têtues comme des cabots de régiment. J’ai jamais connu de plus grand bonheur que de regarder ma chienne dans ses bons yeux. Elle m’attend dans son panier. Elle me guette par en dessous. Elle m’aime. Je sais. Je n’ai pas de doute là-dessus. La dernière s’appelle Yuri.

Dieu, le vent, la littérature, les chiens, que me manque-t-il pour faire un livre. Mais mon bon monsieur, il manque… mais oui, il manque la mort !…

Elle arrive, elle galope, elle est implacable ; elle souffle sous la porte. Elle sera l’invitée numéro un. Elle est sur les ailes du temps … Car le temps bouffe à toutes les gamelles, à tous les bouts de la bougie.  La mort qui saute et bouge contre mon volet, qui file dans les plumes de la vigne vierge. Sur le toit, c’est elle qui ronfle. Sur mes pages d’écolier, déjà, c’est elle qui baguenaudait, il y a longtemps. Pas la liberté. La muerte au front de taureau.

Et puis voilà en légers chaussons de tulle, en falbalas, en voiles légers, nu et doux : l’amour ! Le bel amour ! Oiseau de douce arrogance et de nuages, caresses sur la peau. L’amour si simple : je m’ouvre à toi et tu me reçois ; je te prends et je meurs ; je me fonds et je ne suis plus. L’amour qui ne fait jamais marcher la sonnette d’entrée. Qui entre, qui est chez lui, ici et maintenant. Qui pousse l’huis jamais fermé et ne fait pas de bruit. L’amour secret.

L’amour, là.

Qui s’appelait Madeleine, qui s’appelle Madeleine.
Par guy-joseph feller - Publié dans : écrits
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Vendredi 20 juin 2008 5 20 /06 /Juin /2008 11:31

La remise de la Plume de Vair à Guy-Joseph Feller  le samedi 14 juin à 18 heures à la mairie de Mandres sur Vair près de Contrexéville par le maire Daniel Thiriat. L'ouvrage primé, Coeurs de Gaufres qui est le dernier volet de la saga des F. (mais qui peut se lire d'une manière indépendante) sortira dans la collection Terroirs de Paroles de Lorrains en mars prochain. Un tirage spécial numéroté de 1 à 100 est d'ores et déjà lancé pour le prix de 20 euros (franco de port) Commandes à adresser à Paroles de Lorrains 6, rue de la Frontière 54730 Saint-Pancré. Paroledelorrain@orange.fr ou Parolesdelorrains@aliceadsl.fr
Par guy-joseph feller - Publié dans : actualités
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